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conioints
a
sa
parole,
et
par
maniere
de
dire,
confits
la
dedans
comme
en
leur
sel:
ou
autrement
nous
n'en
sentirons
point
un
tel
goust,
que
nous
les
puissions
appliquer
a
tel
usage,
pour
fonder
une
vraye
certitude
de
foy
en
luy.
Or
David,
ayant
use
d'une
telle
preface,
adiouste,
Seigneur
donc,
appren-moy
de
bien
iuger
et
entendre:
car
i'ay
creu,
dit-il,
a
ta
parole.
Yci
David
demande
que
Dieu
luy
donne
une
bonne
prudence,
qu'il
cognoisse
ce
qu'il
a
a
faire.
Et
pourquoy?
Il
amene
la
raison
:
et
cest
celle
que
nous
avons
desia,
veue,
I'ay
creu,
dit-il,
a
ta
parole.
Or
il
semble
bien
que
ceux
qui
ont
creu
soyent
assez
enseignez,
qu'ils
ayent,
di-ie,
un
vray
scavoir,
une
prudence
telle,
qu'ils
n'ayent
pas
besoin
de
requerir
a
Dieu
qu'il
les
illumine
plus.
Ou
est-ce
que
consiste
toute
nostre
sagesse,
sinon
en
la
foy,
quand
nous
recevons
la
parole
de
Dieu,
et
qu'estans
enseignez
par
icelle
nous
acquiescions
a
ce
qu'il
nous
dit?
Voyla
toute
nostre
perfection.
Or
David
proteste,
qu'il
a
creu
a
la
parole
de
Dieu:
pourquoy
donc
est-ce
qu'il
demande
d'estre
instruit,
comme
s'il
estoit
rude
et
ignorant?
Or
il
nous
faut
noter
(comme
nous
avons
aussi
touche
ce
matin)
que
nous
croyons
doublement
a
la
parole
de
Dieu:
c'est
a
dire,
la
foy
a
deux
parties:
cependant
ce
n'est
pas
quelle
soit
divisee,
qu'on
la
puisse
desmembrer:
mais
on
peut
distinguer
ce
qui
est
compris
en
sa
nature.
Par
ou
donc
est-ce
que
la
foy
commence?
C'est
de
disposer
a
recevoir
tout
ce
que
Dieu
dira,
que
nous
luy
attribuyons
une
telle
authorite,
que
nous
souffrions
quil
soit
maistre,
que
nous
scachions
que
tout
ce
qui
procede
de
luy,
est
bon,
et
sainct
et
iuste:
devant
qu'il
ait
parle
a
nous,
que
desia
nous
soyons
preparez
et
disposez
a
luy
obeir
:
encores
que
nous
ne
cognoissions
point
sa
volonte,
toutesfois,
que
nous
ayons
cela
resolu
en
nousmesmes,
Dieu
parle-il?
il
faut
que
non
seulement
nous
luy
prestions
audience,
et
soyons
attentifs:
mais
tjue
nous
recevions
sans
contredit,
tout
ce
qui
sera
sorty
de
sa
bouche
sacree.
Voyla
quelle
est
la
premiere
partie
de
la
foy.
Or
il
y
a
une
seconde
partie,
c'est
ascavoir,
l'instruction
que
Dieu
nous
donne
apres
que
nous
sommes
venus
a
luy
en
telle
humilite
que
doyvent
faire
escoliers
a
leur
maistre:
car
nous
sommes
enseignez
plus
a
plein
de
luy.
C'est
ce
que
David
demande.
Il
proteste
donc
d'avoir
creu
a
la
parole
de
Dieu
:
c'est
a
dire,
d'avoir
cognu
la
maieste
qui
est
contenue
en
icelle,
d'y
avoir
obey,
et
de
s'estre
rendu
suiet
a
icelle.
Ayant
fait
une
telle
protestation,
Seigneur,
dit
il,
maintenant
que
i'ay
senty
la
vertu
de
ta
parole,
et
l'ay
desiree
sur
tout,
fay-moy
ceste
grace,
que
ie
la
puisse
comprendre.
Or
voyci
un
beau
passage,
et
bien
digne
d'estre
note.
Car
en
premier
lieu
nous
sommes
advertis
que
iamais
nous
ne
profiterons
ni
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