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les
anciens
conciles,
n'ont
point
este
si
durs
a
l'encontre
de
ceulx
qui
se
marioyent
contre
leur
voeu,
que
sont
les
nouveaulx
decretz.
Mais
il
y
a
une
reigle
certaine:
que
tout
voeu
faict
contre
le
commandement
de
Dieu,
est
de
nulle
valeur.
Puis
donc
que
ce
voeu
de
continence
est
totalement
contrevenant
a
la
saincte
parole
du
Seigneur
Dieu
en
ceux
qui
ne
sont
propres
a
la
garder,
nous
iugeons
que
le
mariage
ne
doit
estre
empesche
par
voeu
de
prestrise
ne
de
moynerie.
D'avantage,
il
y
a
plusieurs
opinions
superstitieuses
conioinctes
avec:
lesquelles
ont
merveilleusement
obscurcy
la
doctrine
de
la
iustice
de
foy,
et
du
vray
service
de
Dieu.
Siricius,
Pape
de
Rome,
commandant
aux
Prestres
d'Espaigne
de
laisser
leurs
femmes,
allegue
ce
tesmoignage:
Ceux
qui
sont
en
la
chair,
ne
peuvent
plaire
a
Dieu.
Soit
par
superstition
ou
par
bestise,
qu'il
ayt
tire
ceste
sentence
au
mariage:
a
certes
par
ce
moyen
conferme
les
opinions
perverses.
Or
comme
ainsi
soit,
qu'il
y
ayt
fantasie
supersticieuse
de
servir
Dieu,
enveloppee
avec
le
voeu,
il
est
certain
par
le
second
commandement
de
la
loy,
que
tel
voeu
ne
plaist
point
a
Dieu.
Car
quand
il
est
dict:
Tu
ne
prendras
point
le
Nom
de
Dieu
en
vain:
il
nous
est
deffendu
d'invoquer
Dieu
par
manieres
vitieuses
de
Phonnorer.
Pourtant
les
voeux
superstitieux
ne
doivent
tenir,
[fol.
85]
Comme
sont
quand
'on
estime
que
vivre
hors
mariage
soit
un
oeuvre
excellent,
pour
l'amour
duquel
Dieu
soit
faict
plus
amyable
aux
hommes;
quand
on
pense
que
le
mariage
ne
plaict
point
a
Dieu,
ou
luy
plaict
avec
difficulte
ou
que
c'est
un
estat
polluant
les
Prestres
ou
non
convenable
a
la
sainctete
des
Sacremens,
contre
ce
qui
est
escript:
Toutes
choses
sont
pures
a
l'homme
pur.
Mais
de
toute
ceste
question,
nous
nous
en
rapportons
a
noz
aultres
escriptz:
comme
du
Mariage
et
des
voeux
monastiques.
Auquel
estat,
selon
qu'il
est
maintenant,
combien
il
y
a
d'erreurs,
nous
le
declairerons
aultre
part.
Puis
que
ainsi
est,
nous
ne
vouldrions
point
que
on
renouvelast,
ou
qu'on
establist
telz
erreurs.
Et
puis
qu'en
plusieurs
lieux,
les
Pasteurs
ecclesiastiques,
les
maistres
d'Escolles,
et
paoures
escoliers,
ont
faulte
de
gaiges:
la
necessite
publique
requiert,
qu'on
leur
en
ordonne
du
revenu
des
Monasteres.
Nul
gendarme
ne
sert
a
ses
propres
despens,
dit
sainct
Paul.
Et
ces
richesses
ont
este
donnees
a
l'Eglise,
pour
conserver
le
ministere
et
les
lettres.
Pourtant,
que
de
la
on
prenne
gages
et
pensions,
affin
que
l'Eglise
ayt
des
Pasteurs
et
des
Docteurs:
et
qu'on
ayt
de
quoy
nourrir
les
paoures
escoliers.
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