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incontinent
de
leur
coustume,
veu
qu'il
y
auroit
convenance
en
doctrine.
De
l'usage
entier
du
Sacrement.
Nous
prions
grandement
qu'on
ayt
esgard
aux
consciences,
lesquelles
sont
tenues
fort
perplexes
en
plusieurs
lieux.
Elles
congnoissent
que
ceste
facon
a
este
baillee
de.
[fol.
82]
Christ,
comme
dict
sainct
Paul:
I'ay
receu
du
Seigneur
ce
que
ie
vous
ay
enseigne.
Et
puis
que
le
testament
de
Fhomme
n'est
point
a
violer,
combien
moins
est
il
licite
de
violer
le
Testament
de
Christ?
Or
Christ
nous
ordonne
ce
Sacrement
soubz
le
nom
de
Testament,
disant
:
Voicy
le
calice
du
nouveau
Testament.
Plusieurs
congnoissent
ces
choses,
et
quand
on
ne
donne
point
le
Sacrement
entier,
les
uns
s'en
abstiennent
du
tout,
les
aultres
y
viennent
en
trouble
de
conscience.
Or
il
fault
surtout
mettre
ordre
que
ce
Sacrement
qui
doit
apporter
consolation
et
nous
donner
fiance,
soit
receu
en
conscience
paisible
et
allegre,
et
que
le
coeur
estant
resiouy
par
foy
remercie
Christ,
et
ainsi
que
ce
soit
vrayement
eucharistie,
comme
on
ia
nomme,
c'est
a
dire,
action
de
grace.
Or
si
apres
avoir
accorde
de
la
doctrine,
on
exhortoit
le
peuple
a
en
user
ainsi,
et
l'usage
fust
restitue,
la
concorde
seroit
ia
faicte,
car
la
persecution
seroit
cessee,
et
la
pure
et
saine
doctrine
seroit
proposee.
Et
combien
que
tous
ne
changeassent
pas
subitement
leur
coustume,
toutesfoys
il
n'y
auroit
point
de
discord
publique
en
l'usage:
car
nous
n'accusons
pas
ceux
qui
ne
sont
encores
suffisamment
instruictz,
et
toutesfoys
sont
dociles,
mais
nous
accusons
les
persecuteurs,
et
ceulx
qui
soustiennent
la
doctrine
contraire:
ascavoir
qu'il
est
licite
de
changer
l'institution
de
Christ,
ou
approuver
le
changement.
Et
n'est
pas
pourtant
condamnee
l'Eglise
qui
a
este
par
cy
devant,
car
la
saincte
Eglise
a
aucunesfoys
ses
pailles
(comme
dict
sainct
Paul)
lesquelles
Dieu
pardonne,
comme
les
aultres
ignorances,
moyennant
qu'on
retienne
le
fondement
ou
le
chef,
c'est
a
dire
qu'on
cherche
remission
des
pechez
en
Iesus
Christ
par
foy.
Encores'
y
a
il
eu
plus
d'abuz
aux
messes,
et
en
l'adoration
et
invocation
des
sainctz:
pour
ceste
cause
il
a
este
predict,
que
les
derniers
temps
de
l'Eglise
seroyent
pleins
de
perilz,
comme
la
deffence
de
mariage,
et
les
superstitions
monastiques,
ont
este
en
ruyne
a
plusieurs.
En
ceste
[fol.
83]
sorte
plusieurs
sont
periz
par
l'abuz
des
messes
et
l'adoration
des
sainctz.
Maintenant
puis
que
les
abuz
sont
descouvers,
on
ne
les
doibt
maintenir,
mais
corriger.
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