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HUITIEME
SERMON
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ardente
qui
est
exprimee
en
ce
mot,
que
David
s'est
leve
a
la
minuict.
Comme
s'il
disoit,
que
le
iour
ne
luy
a
point
este
suffisant,
mais
que
durant
son
repos
mesmes,
qu'il
a
eu
son
esprit
esleve
en
haut
pour
rendre
action
de
graces
a
Dieu*
En
cela
il
signifie
qu'il
a
continue
a
louer
Dieu
sans
se
lasser.
Ainsi
donc
si
nous
voulons
bien
suyvre
l'exemple
de
David,
que
nous
ne
remercions
point
Dieu
quand
bon
nous
semblera,
et
quand
il
nous
en
souviendra
une
fois
en
quinze
iours,
ou
ie
ne
scay
comment:
ou
bien
quand
il
y
aura
quelque
ceremonie,
que
la
cloche
aura
sonne
pour
nous
faire
venir
au
sermon:
mais
que
ce
soit
tousiours
et
soir
et
matin,
et
au
milieu
de
la
nuict,
que
nous
ayons
nos
esprits
vigilans
pour
le
remercier.
Il
adiouste,
Qu'il
a
este
compagnon
de
tous
ceux
qui
ont
craint
Eieuy
et
qui
ont
garde
ses
statuts.
En
quoy
il
signifie
qu'il
a
cerche
tous
les
moyens
de
s'adonner
a
cheminer
en
la
crainte
de
Dieu.
Or
notons
que
David
estoit
un
homme
excellent,
comme
un
Ange
entre
des
creatures
mortelles:
et
toutesfois,
si
est-ce
qu'il
a
eu
besoin
de
s'accoupler
avec
gens
fideles,
avec
gens
de
bon
exemple,
de
vie
saincte
et
entiere.
Et
pourquoy?
afin
qu'il
fust
tousiours
tant
mieux
conferme
en
sa
vocation,
et
qu'il
ne
fust
point
diverty
par
mauvais
exemple.
Or
(comme
i'ay
desia
touche)
si
David
a
eu
besoin
de
cela,
que
sera-ce
de
nous,
qui
sommes
si
inconstans
et
si
muables
en
nos
propos?
Voyla
donc
le
premier
poinct
que
nous
avons
a
noter
en
ce
passage:
c'est
ascavoir,
que
David
proteste
que
combien
que
le
sainct
Esprit
besongnast
en
luy,
qu'il
se
sentist
conferme,
comme
nous
avons
veu,
toutesfois
encores
cerchoit-il
d'autres
aides
pour
i'induire,
et
l'entretenir
en
la
crainte
de
Dieu
:
comme
les
compagnies
qui
luy
estoyent
propres
pour
luy
faire
suyvre
sa
vocation,
et
pour
ne
s'en
point
destourner,
veu
qu'il
ne
faut
rien
pour
nous
divertir
du
droit
chemin.
Or
il
veut
signifier
d'avantage,
qu'il
s'est
associe
de
gens
craignans
Dieu,
afin
aussi
de
le
servir
comme
il
devoit.
Car
nous
sommes
tenus
de
nous
inciter
par
exhortations
mutuelles,
et
par
bons
exemples.
Il
faut
donc
que
nous
ayons
ces
deux
considerations:
qu'en
premier
lieu
nous
advieions
de
suyvre
ceux
qui
nous
peuvent
faire
profiter
de
plus
en
plus
en
la
crainte
de
Dieu,
et
puis
que
nous
taschions
de
profiter
a
ceux
avec
lesquels
nous
serons
ainsi
accompagnez,
les
incitans
par
tous
moyens
a
poursuyvre
le
bon
train,
auquel
Dieu
les
aura
mis,
afin
qu'il
soit
honnore
d'un
commun
accord:
et
qu'un
chacun
dise,
Allons,
taschons
de
faire
venir
les
autres
avec
nous
pour
honnorer
le
Seigneur
Dieu.
Or
la
conclusion
du
Huictain,
est
la
seconde
requeste,
Seigneur,
enseigne-moy
en
tes
statuts
:
car
la
terre
est
pleine
de
ta
misericorde.
Yci
nous
voyons
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