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Car
chascun
s'applicque
les
benefices
de
Christ
en
foy,
par
la
parolle
et
par
l'usage,
qu'il
a
des
Sacremens,
non
pas
pour
l'oeuvre,
ou
pour
le
merite
d'aultruy,
comme
il
est
escript:
le
iuste
vivra
en
sa
foy.
D'avantage,
l'applicquation
pour
les
mors
contrevient
a
l'institution
du
Sacrement,
lequel
a
este
ordonne
.pour
les
vivans,
affin
qu'ilz
le
receoyvent
et
s'exercent
en
remembrance
fidele.
Cela
ne
convient
point
aux
mortz.
Pourtant
c'est
une
chose
digne
de
doleance,
que
non
seulement
on
a
translate
ce
Sacrement
aux
mortz,
mais
que
de
cela
aussi
sont
sortis
tant
d'abuz,
que
les
temples
sont
plus
occupez
en
services
des
trespassez,
qu'on
appelle,
que
au
ministere
qui
estoit
necessaire
pour
les
vivans.
De
la
Messe
privee
et
de
l'usage
entier
du
Sacrement.
O
Ce
conseil
est
donne
au
livre,
que
pour
entretenir
la
tranquillite
commune,
on
concede
a
chascune
Eglise
de
retenir
sa
facon,
a
scavoir
que
la
Messe
soit
celebree
entre
nous,
seulement
quand
il
y
aura
gens
pour
communier,
que
les
aultres
l'ayent,
mesme
sans
communion:
toutesfoys
il
fauldra
enhorter
le
peuple
de
communier
plus
souvent
:
et
fauldra
mettre
peine,
que
la
coustume
ancienne
de
l'Eglise
soit
restituee
comment
que
ce
soit.
Car
il
est
notoire,
que
au
commencement
il
y
a
eu
tousiours
communion
en
la
Cene.
De
cest
article
il
nous
en
semble
ainsi.
Nous
entendons
bien,
qu'il
ne
se
peult
faire
mutation
subite.
Car
il
fault
premierement
enseigner
le
peuple
du
vray
usage
[fol.
80]
du
Sacrement.
Nous
aussi
en
noz
Eglises
avons
petit
a
petit
en
ce
enseignant
ramene
Tordre
ancien.
S.
Paul
commande
que
la
communion
soit
faicte,
et
qu'en
l'assemblee
on
attende
la
distribution
commune
du
corps
et
du
sang
de
Christ.
Les
Canons
anciens
en
ont
autant
ordonne,
et
seroit
a
desirer,
que
ceste
coustume
n'eust
point
este
changee.
Car
lors
ceux
qui
communioyent
entendoyent
le
vray
usage
du
Sacrement,
ilz
congnoissoyent,
que
la
distribution
se
faisoit
pour
esmouvoir
la
foy,
et
que
par
foy
les
benefices
de
Christ
leur
estoyent
applicquez
en
ce
ministere.
Ces
abuz
qui
sont
maintenant,
que
la
Messe
doit
estre
applicquee
aux
aultres,
tant
vifz
que
mors,
estoyent
incongneuz:
mais
un
chascun
recevant
Ie
Sacrement
eherchoit
consolation
pour
sa
conscience.
Depuis,
comme
les
entendemens
humains,
sont
enclins
a
mettre
leur
fiance
aux
ceremonies,
la
coustume
estant
changee,
ceste
opinion
a
eu
entree
que
le
Prestre
offre
pour
l'Eglise,
et
faict
oeuvre
meritoire
pour
soy
et
pour
les
aultres.
Quant
et
quant
les
Messes
1)
Lettre
H.
Voyez
ci-dessus
page
554.
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