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dire
pourtant,
que
son
amour
soit
diminuee
envers
nous,
ne
qu'il
ait
moindre
soin
de
nostre
salut:
attendons
seulement
qu'il
nous
donne
issue
en
nos
afflictions,
et
cependant
continuons
a
cheminer
selon
sa
parole,
et
ne
mettons
iamais
sa
Loy
en
oubly,
quelque
chose
que
Satan
nous
solicite
au
contraire.
Or
il
est
dit
consequemment,
Que
David
s'est
leve
a
la
minuict
pour
louer
Dieu
selon
ses
iustes
iugemens.
Voyci
une
belle
protestation,
laquelle
aussi
depend
de
ce
que
nous
avons
traitte
au
premier
verset:
car
la
David
protestoit,
que
la
vraye
felicite,
et
le
bien
parfait
des
hommes
est,
quand
ils
s'adonnent
a
Dieu,
et
a
sa
parole.
Or
yci
il
dit,
qu'il
s'est
leve
a
minuict
pour
rendre
graces
a
Dieu,
voire
pour
ses
iustes
iugemetis.
Comme
s'il
disoit.
Seigneur,
i'ay
desia
declare
que
mon
partage
estoit
d'avoir
ta
parole,
et
de
la
posseder
:
que
si
i'avoye
cela,
i'estoye
heureux
et
plus
qu'heureux.
O
maintenant,
Seigneur,
ne
permets
point
que
ie
soye
ingrat
d'un
tel
benefice,
et
d'un
tel
privilege
que
tu
m'as
fait.
Il
luy
allegue
aussi
ses
iugemens
et
sa
iustice.
Nous
avons
declare
par
cy
devant
que
c'est
qu'emportent
ces
mots,
c'est
ascavoir,
les
statuts
de
Dieu:
qui
sont
pour
nous
reigler
en
telle
droiture,
que
nostre
vie
ne
sera
point
tortue
ni
oblique.
David
donc,
disant
qu'il
a
loue
Dieu
a
cause
de
ses
iustes
iugemens,
signifie
qu'il
l'a
remercie
de
ce
qu'il
estoit
enseigne
en
sa
parole,
scachant
que
c'estoit
un
benefice
singulier.
Or
nous
devons
bien
noter
ceste
sentence:
car
nous
voyons
quelle
est
l'ingratitude
des
hommes,
principalement
en
cestuy-ci,
Que
si
Dieu
se
declare
a
eux
par
sa
Loy,
par
ses
Prophetes,
et
par
son
Evangile,
ils
ne
pensent
point
a
tout
cela:
et
qui
pis
est,
s'il
veut
vaincre
leur
malice
par
sa
bonte,
qu'il
se
presente
a
eux
pour
pere
et
pour
Sauveur,
ils
le
fuiront
tant
qu'il
leur
sera
possible.
Il
est
vray
qu'ils
feront
semblant
de
le
cercher
par
acquit,
voire
quand
ils
y
seront
forcez:
mais
cependant
si
est-ce
que
s'il
estoit
en
leur
liberte
et
en
leur
choix,
ils
viendroyent
s'eslongner
de
Dieu
tant
qu'ils
pourroyent.
Or
quand
les
hommes
cerchent
ainsi
Dieu,
ce
n'est
point
pour
venir
droit
a
luy,
mais
seulement
pour
dire,
Voyla
i'ay
affection
a
Dieu,
ie
suis
de
ceux
qui
le
cerchent.
Et
de
faict,
quand
Dieu
par
sa
parole
tasche
de
nous
attirer
a
soy,
comment
peut-on
assez
cognoistre
un
tel
bien?
Parquoy
notons
ceste
doctrine,
veu
qu'elle
nous
est
tant
necessaire
pour
corriger
nostre
malice
et
nostre
ingratitude
tant
vilaine:
et
que
doresenavant
nous
apprenions
de
louer
Dieu,
d'autant
qu'il
luy
a
pleu
nous
faire
participans
de
ce
thresor
inestimable,
ascavoir
de
la
doctrine
de
salut:
qu'il
a
voulu
reigler
nostre
vie,
a
ce
que
ne
soyons
point
comme
povres
esgarez,
pour
nous
precipiter
aux
abysmes
d'enfer.
Il
y
a
semblablement
l'affection
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