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hil
SUR
LE
PSEAUME
CXIX.
578
pour
nous
destourner
du
bon
chemin.
Et
nous
devrions
avoir
honte
de
si
soudain
tourner
bride:
la
ou
auparavant
nous
avons
fait
semblant
de
suyvre
Dieu,
que
nous
allions
tout
au
rebours.
Si
est-ce
que
nous
pensons
avoir
excuse
plus
que
legitime,
quand
nous
pourrons
mettre
en
avant,
que
nous
avons
este
desbauchez
par
quelque
tentation.
Or
tant
s'en
faut
que
ceste
excuse
yci
soit
vallable,
qu'elle
n'est
ne
de
mise
ne
de
recepte:
mais
faut
que
nous
protestions
a
l'exemple
de
David,
voire
et
en
verite
comme
il
a
fait,
Que
quand
les
bandes
de
tous
les
meschans
du
monde
nous
viendroyent
assaillir,
que
nous
ne
laisserons
point
de
persister
en
la
Loy
de
Dieu.
Et
notamment
ii
dit,
Qu'ils
Vont
pille.
Qui
est
encores
le
plus
aigre
en
l'homme,
et
pour
le
faire
plustost
defaillir.
Car
il
adviendra
que
les
meschans
tascheront
de
nous
molester,
et
ne
viendroyent
point
a
bout
de
leur
entreprinse:
mais
David
dit,
qu'il
a
este
expose
en
proye,
qu'il
estoit
la
comme
une
povre
creature
desesperee,
qu'il
estoit
assailly
de
tous
costez:
et
neantmoins
qu'il
n'a
point
mis
la
Loy
de
Dieu
en
oubly.
Et
en
disant
cela,
c'est
comme
s'il
protestoit,
qu'il
a
eu
tousiours
une
mesme
affection
de
suyvre
Dieu.
Or
retournons
maintenant
a
ca
que
nous
avons
touche.
Car
ceste
tentation
n'est
point
petite,
que
Dieu
permette
que
nous
soyons
ainsi
molestez,
qu'on
nous
fasche
et
qu'on
nous
tormente.
Quand
Dieu
permet
une
telle
vogue
a
Satan
et
a
ses
supposts,
ce
seroit
quasi
pour
nous
faire
perdre
cent
mille
fois
courage.
Et
de
fait,
c'est
la
ruse
de
Satan,
comme
nous
voyons
en
1ob.
Car
quand
Satan
veut
monstrer
qu'il
est
bien
aise
a
Iob
de
servir
a
Dieu,
O
(dit-il)
il
est
a
son
aise,
il
est
a
repos,
il
a
abondance
de
biens,
il
luy
est
bien
facile
de
louer
Dieu,
mais
quand
ii
perdra
tout
ce
qu'il
a,
toute
sa
substance,
et
qu'on
luy
fera
beaucoup
d'ennuis
et
de
tormens,
on
verra
alors
s'il
benira
Dieu.
Voyla
donc
l'espreuve
que
Dieu
nous
envoye,
quand
il
souffre
que
les
meschans
nous
molestent,
qu'ils
nous
mettent
comme
le
pied
sur
la
gorge.
Par
cela
il
veut
esprouver
si
nous
l'aimons
a
bon
escient,
ou
non.
D'autant
plus
donc
nous
faut-il
bien
noter
ceste
doctrine.
Car
ii
est
impossible
que
nous
servions
a
Dieu
comme
nous
devons,
si
ce
n'est
que
nous
ayons
ceste
constance
de
laquelle
parle
yci
David:
c'est
ascavoir,
que
quand
nous
serons
affligez
en
quelque
sorte
que
ce
soit,
nous
ne
laissions
pas
toutes
fois
de
prier
Dieu,
de
nous
adonner
a
luy.
Voyla
quelle
est
la
somme.
Et
par
cela
nous
sommes
instruits,
que
les
afflictions
et
autres
choses
semblables
ne
nous
doyvent
point
empescher
que
nous
ne
requerions
Dieu,
et
que
nous
ne
cheminions
tousiours
en
son
obeissance,
car
s'il
permet
que
nous
soyons
affligez
selon
la
chair,
ce
n'est
pas
a
Calvini
opera.
Vol.
XXXII.
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