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ou
bonnes
oeuvres,
desquelles
la
fin
directe
ou
immediate
soit
de
faire
honneur
a
Dieu.
Car
il
est
escript:
En
vain
on
honnore
Dieu
par
traditions
des
hommes.
Secondement
il
ne
fault
pas
quelles
contreviennent
au
commandement
de
Dieu,
ne
qu'on
les
estime
choses
necessaires:
mais
les
fault
tenir
pour
indifferentes,
lesquelles
il
est
loisible
de
omettre
hors
le
scandale.
Comme
sainct
Paul
aux
Collosiens
le
dict,
[fol.
77]
parlant
des
ordonnances
humaines
qui
se
font
en
l'Eglise
:
que
nul
ne
vous
condemne
en
viande,
ne
breuvage,
ne
iour
de
feste.
Car
il
est
besoing
de
discerner
entre
les
traditions
humaines,
et
la
droicte
reigle
de
servir
a
Dieu,
qui
l'a
institue
luy
mesme.
Comme
il
est
dict
en
Ezechiel:
Ie
suis
le
Seigneur
vostre
Dieu:
cheminez
en
mes
commandemens.
Des
Sainctz.l)
Nous
ne
recevons
pas
ce
poinct
du
present
article,
ou
il
est
parle
de
la
double
invocation
des
Sainctz,
qui
sont
decedez
de
ce
monde.
C'est
que
a
cause
de
leurs
merites
nous
soyons
aydez.
Item
qu'on
les
invoque
directement,
comme
en
disant:
S.
Pierre,
prie
pour
moy.
Car
Christ
dict
:
Tout
ce
que
vous
demanderez
au
Pere
en
mon
Nom,
il
vous
sera
donne.
Certes
il
y
a
un
seul
Mediateur,
qui
nous
a
este
donne,
et
avons
commandement
de
nous
adresser
a
luy,
comme
il
dict:
Venez
a
moy
vous
tous,
qui
estes
chargez
et
travaillez:
et
ie
vous
soulageray
(Matth,
l
l
,
28).
Parquoy
la
facon
de
prier
par
aultres
mediateurs,
n'est
point
a
approuver:
principallement
veu
que
nul
service
de
Dieu
ne
doit
estre
introduict
en
l'Eglise
qui
ne
soit
approuve
par
la
parolle
de
luy
mesme.
Quand
a
l'invocation
directe
de
celuy
qui
est
absent,
elle
attribue
toute
puissance
a
celuy
qui
est
invoque.
Car
de
oyr
les
desirs
des
coeurs,
il
appertient
a
un
seul
Dieu.
Et
combien
qu'on
ayt
cherche
une
subtilite,
pour
excuser
ceste
absurdite,
toutesfoys
elle
n'a
tesmoignage
dela
parolle
de
Dieu:
et
est
contraire
a
l'affection
et
pensee
de
ceux
qui
font
telles
oraisons,
lesquelz
ont
leur
refuge
aux
Sainctz,
pource
qu'ilz
estiment,
que
Dieu
est
courrouce:
et
ainsi
veulent
que
les
prieres
soyent
portees
a
Dieu
par
les
Sainctz.
Finablement,
puis
qu'il
est
tresmanifeste,
que
de
tel
honneur
qu'on
porte
aux
Sainctz,
l'office
du
Mediateur,
Iesus
Christ
est
obscurcy,
nous
ne
le
pouvons
nullement
confermer
par
nostre
approbation.
1)
Lettre
F.
Voyez
ci-dessus
page
549
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