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HUITIEME
SERMON
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que
nous
prenions
et
cueillions
force
et
courage,
pour
surmonter
tous
les
scandales,
et
les
embusches
que
Satan
nous
mettra
au
devant,
pour
rompre
tous
les
liens
et
cordeaux
desquels
il
nous
tient
enserrez.
Voyla,
di-ie,
comme
il
nous
en
faut
faire.
Car
ne
pensons
point
que
David
ne
fust
homme
passible
comme
nous,
et
qu'il
ne
sentist
en
soy
de
grandes
infirmitez:
si
est-ce
qu'il
ne
proteste
point
cecy
en
vain,
quand
il
dit,
qu'il
s'est
haste,
qu'il
n'a
point
delayo
de
faire
les
commandemens
de
Dieu.
Et
ainsi,
a*
son
exemple,
hastons-nous
cependant
que
Dieu
parle,
d'avoir
l'aureille
dressee
pour
l'escouter,
et
le
pied
leve
pour
obeir
a
ce
qu'il
nous
dira.
Voyla
donc
ce
que
David
nous
a
voulu
monstrer
en*
ce
passage:
c'est
ascavoir,
la
promptitude
qui
doit
estre
en
tous
enfans
de
Dieu
d'escouter
sa
parole,
et
la
recevoir,
et
non
attendre
du
iour
au
lendemain
:
car
nous
ne
scavons
point
iusqu'a
quand
Dieu
nous
fera
la
grace
de
nous
presenter
sa
parole.
Ceux
qui
delayent
ainsi,
ils
font
leur
conte
que
Dieu
est
bien
oblige
et
tenu
de
les
attendre.
Or
nous
voyons
comme
il
se
moque
d'une
telle
arrogance
des
hommes,
quand
on
luy
demande
ainsi
terme.
Parquoy,
tant
plus
nous
faut-il
efforcer,
afin
de
parvenir
a
l'exemple
qui
nous
est
yci
monstre,
que
sans
delayer
nous
courions,
si
tost
que
Dieu
nous
aura
fait
mercy.
Or
il
s'ensuit
puis
apres,
que
David
ne
s'est
point
desbauche
par
les
iniures
qui
luy
ont
fait
les
meschans,
quand
ils
Tont
persecute,
par
toutes
les
fascheries
et
les
combats
qu'il
a
soustenu
:
Combien,
dit-il,
que
les
bandes
des
meschans
m'ayent
pille,
si
est-ce
que
ie
n'ay
point
mis
en
oubly
la
Loy
de
Dieu.
Cecy
n'est
point
adiouste
sans
cause.
Car
nous
en
verrons
beaucoup
qui
sont
assez
paisibles
et
moderez,
moyennant
qu'on
ne
les
fasche
point,
et
qu'on
les
laisse
suyvre
leur
train:
mais
s'il
leur
advient
quelque
trouble,
quvon
les
moleste,
alors
les
voyla
desbauchez,
ils
changent
de
propos
et
de
volonte,
ils
tournent
bride.
Ainsi
donc,
d'autant
que
les
hommes
sont
aisez
a
se
destourner
a
mal,
encores
qu'au
paravant
ils
ayent
suyvi
le
bien
:
voyla
pourquoy
il
nous
faut
bien
noter
ce
passage
que
David
adiouste.
Car
c'est
comme
pour
ratifier
ce
qu'il
avoit
dit,
de
la
promptitude
a
suyvre
ta
parole:
pource
que
ce
n'eust
point
este
assez
de
cela,
s'il
n'y
eust
tellement
este
conferme,
qu'encores
que
le
Diable
le
solicitast
a
luy
faire
perdre
courage,
qu'il
ne
fust
point
destitue
d'esperance,
iusques
a
tenir
tousiours
bon.
Et
c'est
ainsi
qu'il
nous
en
faut
faire.
Quand
donc
nostre
Seigneur
nous
aura
mis
au
chemin,
qu'il
nous
aura
donne
quelque
bon
mouvement,
prions-
le
qu'il
nous
conferme
tellement
en
cela,
que
quand
le
Diable
nous
viendra
assaillir,
nous
puissions
surmonter
tous
les
assauts
qui
nous
seront
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