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les
tesmoignages
de
Dieu,
voyla
sa
verite
qu'il
nous
declare
:
il
faut
se
ranger
la.
Il
n'est
plus
question
d'oresenavant
de
vaguer
plus,
et
faire
des
discours
pour
dire:
Pourquoy
cecy
ne
sera-il
bon
et
louable?
Nenny,
ne
suyvons
pas
nos
fantasies
propres,
ne
soyons
pas
sages
en
nous
mesmes:
mais
advisons
d'escouter
nostre
Dieu
et
de
luy
obeir.
Voyla
donc
le
contenu
de
ce
troisieme
verset,
ou
il
est
dit,
Que
David
a
prins
garde
a
ses
voyes,
et
qu'il
a
tourne
ses
pieds
aux
tesmoignages
de
Dieu:
c'est
a
dire,
a
la
Loy,
ou
Dieu
a
declare
sa
volonte.
Or
il
adiouste,
Qu'il
sJest
haste,
et
n'a
point
delaye
de
garder
les
commandemens
de
Dieu.
Il
continue
son
propos:
mais
il
monstre
que
ceste
affection
qu'il
a
eu
n'a
point
este
tardive.
Ie
me
suis
haste
(dit-il)
voire
sans
delay.
Or
ce
n'est
point
sans
cause
que
David
adiouste
cecy:
car
nous
voyons
combien
il
nous
faut
barguigner
contre
nos
appetis
i
ie
dy
mesme
ceux
qui
sont
bien
affectionnez
a
servir
Dieu,
qu'encores
ils
y
viennent
comme
en
clochant,
ils
trainent
une
aile
ou
une
iambe,
ainsi
qu'on
dit.
Et
qui
est
cause
de
cela?
nous
portons
tant
de
corruptions
avec
nous,
que
la
pesanteur
nous
retarde
tant
et
plus,
en
sorte
qu'il
nous
est
bien
difficile
de
marcher.
Et
nous
voyons
et
experimentons
par
trop,
quelle
est
nostre
foiblese
de
nature,
quand
il
est
question
de
nous
adonner
au
bien.
Cognoissons
donc
ces
deux
choses-la,
et
nous
ne
trouverons
point
estrange,
que
nous
soyons
si
tardifs
a
suyvre
Dieu:
ces
deux
choses
(di-ie).
Que
voyla
Satan
qui
ne
cessera
de
machiner
tout
ce
qui
luy
sera
possible
pour
nous
divertir,
il
nous
viendra
mettre
des
barres
au
devant,
il
nous
empeschera
le
chemin
par
hay
es,
roncesf
espines
et
toutes
mauvaises
rencontres:
que
s'il
est
question
seulement
de
marcher
trois
pas,
ii
nous
faudra
estre
transportez
bien
loin,
tellement
que
nous
tournions
d'un
coste
et
d'autre,
ne
scachans
que
devenir.
D'autre-part,
nous
serons
solicitez
par
nos
appetits
desordonnez
pour
tirer
tout
au
rebours.
Comme,
si
nous
voulions
nous
fier
pleinement
en
Dieu,
le
Diable
nous
viendra
soliciter
a
la
traverse,
de
nous
adonner
aux
biens
de
ce
monde.
Et
ainsi
de
tout
le
reste.
Voyans
donc
que
nous
trainons
tant
de
cordeaux
apres
nous,
et
cependant
sommes
tant
debiles
a
bien,
brusians
apres
le
mai:
helas,
ne
nous
esbahissons
point,
si
nous
sommes
tardifs
a
suyvre
Dieu.
Mais
tant
y
a
neantmoins,
qu'il
faut
batailler.
Il
n'est
pas
question
que
les
hommes
se
flattent
quand
ils
voyent
une
telle
tardivete
en
eux,
et
qu'ils
disent,
Et
bien,
nostre
naturel
le
porte,
et
nos
infirmitez
sont
si
grandes,
que
c'est
bien
chose
trop
haute
pour
l'homme
de
s'acquiter
comme
il
doit.
O!
ne
nous
fondons
point
la
dessus,
mais
bataillons
contre
nos
vices,
et
puis,
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