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quand
nous
sommes
malades,
qu'il
nous
retire
de
quelque
danger:
ou
nous
luy
pouvons
faire
quelques
autres
oraisons
particulieres.
En
toutes
ces
requestes
il
faut
venir
puiser
de
la
source,
c'est
ascavoir,
qu'il
nous
donne
cela
par
sa
bonte,
et
que
nous
cognoissions
pourquoy
Dieu
nous
fait
tant
de
biens,
tant
pour
la
vie
presente,
que
pour
le
salut
de
nos
ames:
c'est
ascavoir
pource
qu'il
a
pitie
de
nous,
qu'il
nous
voit
miserables,
qu'il
voit
que
nous
sommes
povres
creatures,
sinon
qu'il
s'encline
a
nous
faire
misericorde.
Brief,
devant
qu'entrer
en
toutes
les
oraisons
particulieres
que
nous
faisons
a
Dieu,
que
nous
commencions
par
ce
bout,
et
que
ce
soit
le
fondement
sur
lequel
nous
bastissions,
Que
Dieu
ait
pitie
de
nous.
Or
d'autant
qu'il
nous
faut
estre
asseurez
en
nos
oraisons,
David
adiouste
ce
qu'il
avoit
ia
dit
au
paravant:
c'est
ascavoir,
Selon
ta
parole:
car
si
nous
demandons
a
Dieu
ce
que
bon
nous
semble,
et
que
nous
n'ayons
point
de
promesse
de
luy
qu'il
nous
vueille
exaucer,
cela
n'est
pas
sans
presomption:
nous
devons
estre
humbles
et
modestes
en.
nos
prieres,
il
ne
faut
point
que
nous
facions
des
esgarez,
que
nous
venions
devant
Dieu
le
front
leve,
plus
hardiment
que
devant
une
creature:
mais
que
nous
y
venions
avec
telle
modestie,
que
rien
ne
nous
sorte
de
la
bouche
sinon
a
bonnes
enseignes,
ce
qui
ne
se
peut
faire,
que
ne
soyons
asseurez
que
toutes
nos
oraisons
luy
sont
agreables,
qu'il
les
advoue
et
qu'il
les
ratifie.
Et
comment
cela
se
fera-il?
quand
il
nous
aura
donne
le
mot,
que
nous
ne
suyvrons
point
nostre
cerveau
laschans
la
bride
a
nostre
sens:
mais
quand
Dieu
nous
aura
dit,
Voyla
ce
que
ie
veux
qu'on
me
demande,
venez
a
moy,
et
me
faites
telles
requestes:
o!
suyvant
telles
promesses
de
Dieu,
nous
pouvons
estre
asseurez
de
venir
a
luy
a
l'exemple
de
David
et
dire,
Seigneur,
ayes
pitie
de
moy,
selon
ta
parole.
Et
c'est
une
presomption
saincte,
que
ceste-cy,
et
que
Dieu
approuve.
Or
d'autant
plus
nos
faut-il
bien
noter
ceste
doctrine,
quand
nous
voyons
qu'elle
a
este
non
seulement
obscurcie
au
monde,
mais
aneantie
du
tout.
Comme
auiourd'huy
en
la
Papaute,
quand
on
prie
Dieu,
c'est
a
l'adventure.
Et
mesme,
c'est
l'un
des
articles
pour
lequel
les
Papistes
debatent
le
plus,
disans
qu'il
ne
faut
point
estre
certains
(en
priant
Dieu)
qu'il
nous
exauce:
mais
demeurer
la
en
suspend.
Voire,
mais
l'Escriture
nous
dit,
qu'il
ne
faut
point
que
l'homme
qui
est
ainsi
flottant,
comme
les
vagues
qui
sont
agitees
de
vent
et
de
tourbillon,
puisse
rie,n
obtenir.
Elle
nous
monstre,
que
quand
nous
venons
a
Dieu,
il
y
faut
venir
avec
foy,
fiance,
et
hardiesse.
Et
ainsi
donc
(comme
i'ay
desia
touche)
c'est
une
presomption
saincte
et
louable,
quand
nous
serons
appuyez
sur
la
parole
de
Dieu,
pour
le
sommer
qu'il
accomplisse
ce
qu'il
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