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ACTES
DE
RATISBONNE.
a
reciter,
ou
bien
qu'on
ignore.
Et
ce
mot
legitime
engendrera
des
scrupules.
Pourtant
seroit
meilleur
de
l'oster.
D'avantage,
la
remission
des
pechez
est
donnee
par
aultres
moyens
a
ceux
qui
se
repentent,
et
croyent:
comme
par
le
ministere
publique
de
l'Evangile.
Des
satisfactions.l)
La
satisfaction
qui
a
merite
remission
de
coulpe,
et
delivrance
de
mort
eternelle,
est
a
la
verite
la
seule
mort
du
Filz
de
Dieu
Iesus
Christ,
qui
a
este
faict
pour
nous
sacrifice:
selon
ceste
sentence
de
S.
Iehan:
Voyci
l'Aigneau
de
Dieu
qui
oste
les
pechez
du
monde.
Par
cest
Aigneau,
nous
obtenons
remission
de
coulpe,
et
sommes
delivrez
de
la
mort
eternelle,
non
point
a
cause
de
noz
oeuvres,
ou
pou*
quelques
satisfactions
instituees
par
les
hommes,
ou
aucune
recompense
des
peines,
mais
les
manieres
de
faire
en
penitence,
qu'on
appelle
satisfactions
canoniques,
ont
este
anciennement
ordonnees
par
les
Evesques,
ou
pour
exemples,
ou
pour
disciplines.
Car
quand
ilz
recevoient
ceux
qui
avoyent
grievement
offense,
ilz
les
punissoyent,
partie
pour
esprouver
leur
fermete
:
a
scavoir
s'ilz
se
repentoyent
de
coeur:
partie
pour
admonester
les
aultres
par
telz
exemples
de
se
garder
plus
soingneusement
de
faillir.
Ilz
estimoyent
aussi,
qu'il
failloit
tenir
la
bride
roidde
a
aucuns.
Et
ces
cerimonies
s'observoyent
devant
l'absolution,
comme
signes
de
gens
coulpables,
et
qui
doyvent
respondre
en
cause
criminelle.
Comme
aussi
entre
les
Payens
[fol.
71]
il
y
a
eu
certains
signes
pour
les
homicides
et
aultres,
qui
estoyent
polluz
de
quelque
crime
iusque
a
ce
qu'ilz
fussent
absoubz.
Or
ces
peines
sont
creues
petit
a
petit
en
l'Eglise,
quand
Terreur
est
survenu
qu'elles
meritoyent
la
remission
des
pechez.
Et
les
successeurs
retenans
a
grand
peine
quelque
petit
umbre
de
l'observation
ancienne,
ont
deffendu
le
nom
de
satisfaction
et
ont
cherche
nouvelles
causes
pour
approuver
ceste
maniere
de
faire.
Ilz
alleguent
que
Dieu
est
iuste,
pour
faire
vengeance,
et
qu'il
ne
remet
point
les
pechez,
sinon
avec
recompense
des
peines,
et
adioustent,
que
les
peines
de
purgatoire
sont
compensees,
non
point
par
oeuvres
deues,
mais
imposees
par
le
confesseur,
et
que
telles
satisfactions
sont
vaillables,
mesme
quand
elles
se
font
par
les
iniques.
H
est
necessaire
de
reprendre
ces
erreurs,
qui
ont
este
introduictz
en
l'Eglise.
Car
il
est
necessaire,
que
la
doctrine
de
la
remission
des
pechez
gratuite
consiste
ferme
et
demeure
en
l'Eglise.
H
est
necessaire
aussi
que
cela
soit
entendu,
que
les
oeuvres
ordonnees
par
les
hommes
sans
le
comman-
1)
Lettre
D.
Voyez
ci-des
ms
page
543.
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