|
32:571
571
HUITIEME
SERMON
572
mais
qu'il
faut
venir
a
ceste
conclusion
qui
est
yci
monstree,
de
garder
les
paroles
de
Dieu:
et
alors
nous
n'aurons
point
occasion
de
porter
envie
a
ces
povres
fols
mondains
qui
voltigent
en
l'air,
qui
se
laissent
mener
a
leurs
appetits
frivoles.
Nous
serons
asseurez
d'avoir
choisi
un
bon
partage,
quand
nous
serons
ainsi
unis
a
Dieu,
par
le
lien
de
sa
parole.
Or,
comme
desia
nous
avons
touche,
le
second
verset
contient
une
requeste
que
David
dit
avoir
faite
tous
les
iours,
Tay
supplie
ta
face
iournellement,
Seigneur
Dieu,
ayes
pitie
de
moy
selon
ta
parole.
Or
en
disant,
qu'il
a
prie
Dieu
tous
les
iours:
en
cela
il
nous
monstre
quelle
est
la
facon
de
bien
prier,
c'est
que
nous
ayons
une
constance
a
poursuyvre
sans
nous
lasser.
Non
pas
que
Dieu
ait
besoin
qu'on
le
solicite,
ny
importune,
mais
c'est
pour
exercer
nostre
foy,
et
pour
esprouver
tant
mieux
si
c'est
en
luy
que
nous
cerchons
tout
nostre
bien.
Tant
y
a,
que
l'Escriture
saincte
sur
tout
requiert
cela
en
nos
oraisons,
qu'il
y
ait
une
constance,
que
nous
ne
prions
point
Dieu
auiourd'huy,
et
que
demain
il
ne
nous
en
souvienne
plus,
mais
continuyons,
si
nous
voulons
estre
exaucez.
Et
voyla
en
quoy
nous
monstrons
que
nous
avons
espere
en
Dieu,
c'est,
qu'encores
qu'il
semble
qu'il
ait
les
aureilles
sourdes,
que
nous
ne
laissons
point
d'aller
tousiours
a
luy,
et
de
le
requerir
autant
la
centieme
fois
que
la
premiere:
scachans
que
ce
n'est
point
un
labeur
superflu
quand
nous
aurons
ainsi
prie.
Voyla
quant
a
ceste
perseverance
de
laquelle
David
parle
yci.
Or
voyons
quelle
est
la
substance
de
son
oraison,
Seigneur,
dit-il,
ayes
pitie
de
moy
selon
ta
parole.
La
requeste
est
generale:
mais
David
monstre
quelle
est
la
source
de
tous
les
biens
que
nous
pouvons
demander
a
Dieu,
et
lesquels
aussi
il
nous
eslargit
tant
pour
l'ame
que
pour
le
corps:
c'est
ascavoir,
qu'il
nous
soit
pitoyable.
Oar
Dieu
ne
nous
doit
rien,
et
nous
ne
luy
pouvons
aussi
rien
apporter
de
nostre
part,
pour
dire
que
nous
le
provoquions
a
nous
bien-faire:
mais
le
tout
est,
qu'il
use
envers
nous
de
sa
bonte
gratuite.
Or
donc
notons
que
David
a
voulu
declarer,
quand
Dieu
estend
sa
main
pour
nous
eslargir
tant
de
biens
que
nous
recevons
de
luy,
que
cela
procede
de
sa
pure
bonte.
Voyla
pourquoy
il
dit,
Seigneur,
ayes
pitie
de
moy.
Pourtant,
quelque
chose
que
nons
requerions
a
Dieu,
il
faut
que
nous
venions
la
tousiours,
d'avoir
fiance
en
sa
bonte.
Comme
quoy?
Nous
demandons
que
Dieu
nous
pardonne
nos
fautes:
nous
luy
demandons
qu'il
nous
assiste
par
son
sainct
Esprit,
a
ce
que
nous
ne
soyons
vaincus
de
tentations:
nous
luy
demandons
qu'il
nous
donne
une
grace
de
laquelle
nous
sommes
desnuez:
nous
luy
demandons
aussi
qu'il
nous
nourrisse,
q'uil,
nous
donne
sante
|