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ceste
doctrine
soit
congneue
en
l'Eglise
:
que
de
reciter
les
pechez,
ce
n'est
pas
chose
commandee
de
droict
divin,
ny
necessaire,
[fol.
69]
et
que
sans
cela
les
pechez
sont
remis
a
ceux
qui
se
repentent,
et
se
consolent
par
foy.
Comme
Prosper
le
tesmoigne
disant:
Ceux
desquelz
les
faultes
sont
cachees
et
occultes
aux
hommes,
entant
qu'ilz
ne
les
ont
point
confessees,
et
n'ont
este
publiees
par
aultres,
s'ilz
ne
les
veulent
confesser
ou
amender,
ilz
auront
Dieu
iuge
et
vengeur,
lequel
en
est
maintenant
tesmoing.
Au
contraire,
s'ilz
en
font
euxmesmes
le
iugement,
et
en
font
la
punition
voluntaire
en
se
chastiant
de
telle
severite
qu'il
appartient,
par
peines
temporelles,
ilz
eschapperont
les
tourmente
eternelz,
et
esteindront
la
flambe
du
feu
perpetuel,
par
leurs
larmes,
quand
elles
descoulleront
de
vraye
contriction
de
coeur.
Ce
sont
les
parolles
de
Prosper.
Et
de
faict
ce
seroit
mettre
les
consciences
en
des
doubtes
fort
perilleuses,
de
leur
faire
a
croire,
que
le
recit
de
tous
les
pechez
fust
necessaire.
Toutesfoys
pource
que
plusieurs
ont
affaire
de
conseil
a
cause
des
cas
obscurs
et
difficiles,
qui
leur
surviennent:
il
est
bon
d'exhorter
les
hommes,
de
declairer
leurs
maladies
a,
ce
qu'on
les
puisse
ayder
de
conseil,
et
les
inciter
a
penitence
et
admonester
de
beaucoup
de
choses.
Car
un
Pasteur
prudent
et
discret,
civil
en
tel
divis
et
colloque,
peult
mieux
instituer
celuy
qui
se
confesse,
quand
il
apperceoit
de
quelz
erreurs
ou
de
quelz
vices
il
est
entache.
Il
y
a
d'avantage,
que
quand
nous
pensons
a
reciter
noz
pechez,
cela
nous*
met
devant
les
yeulx
la
turpitude
d'iceux,
et
nous
admoneste
de
l'ire
de
Dieu.
Einablement,
ceste
discipline
est
utile
aux
rudes
et
ignorans,
pource
qu'en
ce
faisant,
ilz
apprennent
de
bien
iuger
et
discerner
les
pechez.
Mais
que
nous
retennions
ceste
doctrine,
que
c'est
par
foy
que
nous
obtenons
remission:
et
non
pas
pour
nostre
recit
ne
confession.
Il
est
aussi
mestier
de
notter,
qu'il
appartient
a
l'office
du
Pasteur,
d'ouyr
son
peuple
en
certains
temps
et
interroguer
un
chascun
de
sa
foy.
Car
chascun
doit
rendre
tesmoignage
d'icelle.
En
cela
faisant
que
le
Pasteur
enseigne
les
rudes,
les
exhortant
a
bien
vivre
selon
que
l'eage
le
portera.
Mais
on
ne
peult
imposer
[fol.
70]
necessite
de
reciter
les
faultes
occultes.
Et
pour
soubstenir
une
charge
tant
difficile,
il
seroit
besoing
d'avoir
des
Ministres
propres,
craignans
Dieu,
prudens
et
graves.
Du
troisiesme
article^
ou
il
est
dict,
que
les
hommes
sont
absoulz
des
faultes,
dont
ilz
auront
faict
confession
legitime.
Il
est
necessaire
d'adiouster
ceste
explication,
qu'on
est
aussi
absoulz
des
pechez,
qu'on
auroit
omiz
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