32:570 un bon heritage et excellent quand i'auray cestuy- ci. Or maintenant nous voyons quelle est la somme de ce premier verset: il reste d'en recueillir telle doctrine comme elle y est contenue. Car quand nous oyons David ainsi parler, il n'y a nulle doute que l'Esprit de Dieu ne nous monstre ou c'est qu'un chacun se doit asseurer pleinement. Et pour ce faire, il faut regarder aux souhaits desquels nous sommes allechez selon nostre nature, que l'un s'adonnera a ambition, l'autre a son avarice, l'autre a paillardise. Tellement que les hommes sont esgarez en leurs appetits, ainsi que nous avons declare par cy devant. Or il faut donc que nous soyons retirez de toutes ces cupiditez vaines et perverses, et bataillions a l'encontre de tout ce qui nous empesche de venir a Dieu: et quand nous aurons ainsi abbatu nos passions et cupiditez charnelles, alors nous ne demanderons sinon que Dieu nous attire a soy, qu'il nous y conioigne, et qu'il nous face la grace que nous puissions garder ses paroles. Mais il nous faut noter quant et quant, que David parle yci d'une conclusion qu'il avoit prinse toute certaine, et non pas de quelque mouvement vollage: comme quelques fois nous aurons un desir d'aller a Dieu, mais cela ne dure point: et aussi la chair nous aiguillonne de l'autre coste, et nous destourne du bien auquel nous eussions volontiers tendu. Ce n'est point donc assez que nous ayons quelque desir, lequel se refroidisse tantost, ou bien, lequel soit amorty par les tentations contraires: mais il faut que nous prenions une conclusion ferme, comme David parle yci, Tay propose, dit-il. Il met le mot de Dire, mais les Hebrieux le prennent pour se resoudre, pour estre la ferme en un propos, afin de ne point varier. Or (en somme) notons que cependant que les hommes s'adonnent aux choses terriennes, qu'ils ne font que vaguer: qu'ils ne cognoissent pas ou consiste leur felicite,