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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
X.
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sa
possesion,
et
que
vous
puissiez
iouir
de
l'heritage
qu'il
a
promis
a
vos
peres,
et
qui
vous
appartient.
Quand
Moyse
parle
ici
de
la
grandeur
de
Dieu,
e'est
le
premier
fondement
que
nous
devons
avoir
pour
prendre
courage
de
servir
a
Dieu.
Car
s'il
n'y
a
certitude
de
religion,
tousiours
nous
irons
froidement:
et
s'il
y
a
quelque
obstination,
ce
sera
pour
nous
attribuer
ie
ne
say
quoy,
voire
d'une
sottise,
sans
qu'il
y
ait
nulle
verite
ne
droicture
:
quoy
qu'il
en
soit,
ie
di
que
quand
les
hommes
ne
seront
point
asseurez
quel
est
le
Dieu
qu'ils
adorent,
qu'ils
s'esgareront
a
travers
champs,
et
iront
a
la
volee,
et
n'auront
nul
zele
pour
le
servir.
Car
combien
que
les
Papistes
soyent
fort
adonnez
a
leurs
idolatries,
tellement
qu'il
semble
qu'ils
tiennent
fermement
ce
qu'ils
ont
imagine:
si
est-ce
qu'il
n'y
a
qu'une
opinion
douteuse,
et
un
cuider
qui
les
decoit.
Il
est
vray
qu'ils
feront
leurs
services
par
beaucoup
de
ceremonies:
mais
si
on
vient
sonder
leurs
coeurs,
on
touvera
qu'ils
sont
tousiours
en
doute,
et
qu'ils
sont
tellement
enveloppez
en
leurs
superstitions,
qu'ils
ne
savent
ou
ils
en
sont.
Et
de
faict,
s'ils
sont
pressez
d'afflictions,
le
venin
en
sort:
qu'ils
monstrent
bien
qu'ils
ne
savent
s'il
y
a
un
Dieu,
sinon
pour
le
blasphemer,
et
pour
grincer
les
dents
a
l'encontre,
pour
se
plaindre
de
luy,
Paccusant
de
cruaute,
et
qu'il
les
afflige
sans
qu'ils
l'ayent
merite.
Voila
(di-ie)
ou
en
sont
tous
ceux
qui
suyvent
leurs
phantasies,
quand
il
est
question
de
la
religion.
Il
est
vray
que
les
idolatres
sont
tellement
abrutis
en
leurs
superstitions,
qu'ils
y
vont
d'une
affection
bouillante
:
comme
les
Prophetes
reprochent
aux
Iuifs
:
Qu'ils
ont
este
ainsi
que
des
chevaux
qui
hannissent
apres
les
iumens:
qu'il
y
a
eu
une
affection
si
endiablee,
que
cela
n'est
point
repute
une
paillardise
commune,
mais
une
villenie
contre
nature.
Comme
en
la
Papaute,
ceux
qui
seront
estimez
les
plus
grands
zelateurs
de
leur
religion,
ne
voit-on
pas
comme
ils
sont
plustost
transportez
de
rage,
que
d'estre
esmeus
d'un
vray
zele
de
Dieu?
Il
est
bien
certain.
Mais
d'autant
plus
monstrent-ils
leur
villenie
et
turpitude.
Il
est
vray
qu'ils
auront
bien
ceste
audace
de
se
moquer
de
nous,
comme
si
nous-nous
estions
destournez
de
la
droite
religion:
mais
qu'il
nous
suffise
que
nous
leur
pouvons
tousiours
reprocher
qu'ils
ne
savent
quel
Dieu
ils
adorent,
et
que
de
nostre
coste
nous
avons
tesmoignage
de
la
doctrine
que
nous
suyvons,
et
que
Dieu
accepte
le
service
que
nous
luy
rendons
selon
icelle,
et
qu'en
ce
faisant
nous
pouvons
nous
presenter
hardiment
a
luy.
Voila
donc
comme
sans
avoir
certitude
de
religion,
iamais
nous
n'aurons
un
zele
bien
reigle:
que
iamais
nos
coeurs
ne
seront
disposez
a
servir
Dieu.
Voila
pourquoy
maintenant
Moyse
dit:
Or
ca,
vous
n'estes
pas
comme
les
Payens
qui
vont
a
l'aventure:
quand
ils
servent
leurs
idoles,
ils
cuident
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