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Sur
la
mesme
matiere.
1)
Or
il
est
a
noter,
que
l'adverse
partie
des
protestans
se
mescontentent
de
cest
article,
voulant
debattre
les
aultres
questions
appartenantes
a
la
mesme
matiere.
Comme
assavoir,
si
on
doit
adorer
le
Sacrement:
et
si
depuis
que
la
consecration
est
faicte,
le
corps
de
Iesus
Christ
s'est
conioinct
au
pain,
iusque
apres
qu'il
soit
consume.
A
quoy
fust
response
par
les
protestans
que
toutes
ces
doubtes
procedent
du
premier
erreur.
C'est
qu'on
a
estime
que
le
pain
[fol.
67]
fust
transmue
au
corps
de
Christ.
Pourtant
qu'il
fault
tenir
pour
tout
resolu,
que
la
substance
du
pain
demeure
au
Sacrement.
Que
pour
cela
prouver
nous
n'avons
pas
seulement
l'escripture
:
laquelle
neantmoins
suffiroit
bien:
mais
aussi
beaucoup
de
passages
des
anciens
Docteurs.
D'avantage,
que
cela
est
tout
notoire
par
la
nature
des
Sacremens
:
auxquelz
il
doit
tousiours
avoir
quelque
signe
exterieur,
qui
ayt
conformite
avec
la
verite
spirituelle.
Ainsi
comme
au
Baptesme
il
y
a
l'eaue,
qui
nous
figure
le
sang
de
Iesus
Christ,
et
nous
donne
a
congnoistre
que
c'est
le
lavement
de
noz
ames.
Pareillement
en
la
Cene,
il
fault
que
le
pain
y
soit
pour
nous
representer
le
corps
de
Iesus
Christ,
et
nous
testifier
que
c'est
nostre
viande
spirituelle.
De
cela
il
s'ensuit
que
nous
ne
devons
pas
adorer
le
signe
materiel,
au
lieu
de
ce
qui
est
la
figure:
mais
plustost
dresser
noz
coeurs
en
hault,
pour
adorer
et
invoquer
Iesus
Christ
en
sa
gloire
celeste.
Et
combien
que
ce
signe
ne
soit
pas
vain,
mais
que
la
verite
nous
soit
livree
quand
et
quand
:
c'est
a
dire,
que
avec
le
pain
nous
recevons
sans
feintise
le
vray
corps
de
Iesus
Christ,
et
sommes
faictz
participans
de
sa
propre
substance
:
toutesfoys,
si
ne
fault
il
entendre
qu'il
soit
enclos
dedans
le
pain,
et
la
contenu
localement:
mais
que
c'est
un
mystere
celeste,
pour
lequel
comprendre,
il
est
mestier
de
regarder
tousiours
en
hault,
sans
nous
arrester
au
signe
visible,
pour
la
chercher
Iesus
Christ.
1)
Ce
morceau
ne
se
trouve
ni
ches
Bucer,
ni
chez
Melanchthon,
ni
dans
aucune
autre
edition
des
Actes
de
Matisbonne.
Cela
seul
suffirait
pour
l'attribuer
a
Calvin.
Cette
supposition
semble
d'ailleurs
etre
elevee
au-dessus
de
tout
doute
par
le
passage
suivant
d'une
lettre
de
Calvin
a
Farel
ecrite
a
Batisbonne
et
datee
du
11
Mai
1541.
ll
y
dit
entre
autres:
Nostri
habita
consultatione
nos
convocarunt.
Iussi
sumus
omnes
ordine
dicere
sententias;
fuit
una
omnium
vox,
transsubstantiationem
rem
esse
fictitiam,
repositionem
superstitiosam,
idololatrica!??esse
adorationem,
vel
saltem
periculosam,
quum
fiat
sine
verbo
Dei.
Me
quoque
exponere
latine
oportuit
quid
sentirem.
Tametsi
neminem
ex
aliis
intellexeram
{les
autres
parlaient
allemand)
libere
tamen,
sine
timore
offensionis,
illam
localem
praesentiam
damnavi:
adorationem
asserui
mihi
esse
intolerabilem.
Crede
mihi
in
eiusmodi
actionibus
opus
est
fortibus
animis
qui
alios
confirment.
{Epp.
Calv.
ed.
Genev.
p.
30;
ed.
Laus.
p.
63;
ed.
Amst.
p.
17>)
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