|
32:567
567
SEPTIEME
SERMON
568
c'est
signe
qu'il
n'y
a
ne
zele
ny
affection
en
nons.
Et
en
cela
monstrons
nous
que
Dieu
ne
nous
doit
point
tenir
pour
ses
enfans:
car
il
nous
doit
souvenir
de
ce
qui
est
escrit.
Le
zele
de
ta
maison
m'a
mange,
et
les
opprobres
qui
t'ont
este
faits
(o
Dieu)
sont
retournez
sur
moy.
Quand
donc
nous
verrons
que
le
nom
de
Dieu
sera
vili
pende,
que
nous
verrons
les
meschans
se
ietter
hors
des
gons,
en
sorte
que
la
Loy
de
Dieu
ne
leur
sera
plus
rien:
il
n'est
pas
question
de
dissimuler
la,
d'estre
muets,
et
faire
semblant
de
rien:
mais
si
nous
sommes
serviteurs
de
Dieu,
il
nous
convient
non
seulement
estre
touchez,
mais
aussi
d'estre
saisis
d'horreur,
que
nous
soyons
comme
perdus
en
nous-mesmes
voyans
une
telle
abomination,
qu'il
salle
que
le
Nom
de
Dieu
soit
ainsi
mesprise
par
les
creatures.
Or
pour
conclusion
David
dit,
Que
les
statuts
de
Dieu
luy
ont
este
pour
chansons
de
repos
au
lieu
de
ses
pelerinages.
C'estoit
encores
une
autre
tentation
grande
a
David
que
ceste-cy,
qu'il
ait
falu
que
pour
un
temps
il
ait
este
de
chasse
du
pays
de
Iudee,
qu'il
ait
este
eslongne
du
temple
de
Dieu,
et
qu'il
ait
demoure
entre
les
payens
et
incredules.
Or
il
dit,
que
nonobstant
cela,
qu'il
ne
s'est
point
aliene
de
Dieu,
ne
de
la
cognoissance
de
salut:
mais
au
contraire,
qu'il
s'est
d'autant
plus
incite
a
chanter
les
louanges
de
Dieu,
les
Pseaumes
que
Dieu
luy
mettoit
en
la
bouche:
voire
et
lesquels
estoyent
tirez
de
la
Loy.
Car
nous
avons
a
noter,
que
David
n'a
point
compose
les
Pseaumes
comme
une
doctrine
nouvelle,
comme
une
doctrine
qui
fust
separee
de
celle
de
la
Loy:
mais
il
les
a
puisez
de
la
comme
de
la
fontaine.
Ainsi
donc,
ce
n'est
point
sans
cause
qu'il
proteste
yci,
que
les
statuts
de
Dieu
luy
ont
este
pour
Pseaumes
et
pour
chansons,
voire
au
lieu
de
ses
pelerinages,
c'est
a
dire
en
pays
estrange
au
milieu
des
incredules,
quand
il
estoit
comme
banny
de
l'Eglise,
qu'il
ne
pouvoit
pas
assister
au
temple,
pour
faire
confession
de
sa
foy,
que
neantmoins
il
ne
s'est
point
desbauche
pour
cela.
Or
yci
ceux
qui
vont
et
viennent
sont
admonestez
de
leur
office.
Combien
qu'ils
voyent
beaucoup
d'enormitez
qui
se
commettent
au
monde,
que
neantmoins
ils
se
maintiennent
tousiours
en
la
crainte
de
Dieu,
et
qu'ils
cheminent
en
pure
conscience,
encores
qu'ils
soyent
meslez
parmy
les
incredules,
Comme
mesmes
voyla
les
Chrestiens
qui
sont
en
la
Papaute,
combien
qu'ils
soyent
la
captifs,
combien
qu'ils
n'ayent
nulle
doctrine,
qu'ils
n'ayent
point
liberte
de
servir
a
Dieu
publiquement
et
faire
confession
de
leur
foy
comme
ils
voudroyent:
si
ne
faut-il
point
qu'ils
se
desbordent
avec
les
autres
en
ces
villainies
qui
y
regnent,
mais
qu'ils
se
conforment
le
mieux
qu'ils
pourront
a
la
parole
de
Dieu,
qu'ils
y
prenent
tout
leur
plaisir,
et
que
la
Loy
de
|