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SUR
LE
PSEAUME
CXIX.
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du
monde,
ie
vous
prie,
quelle
excuse
y
aura-il
pour
nous,
si
nous
laissons
passer
ce
qui
se
presente
devant
nos
yeux?
Car
quand
auiourd'huy
Dieu
se
tiendroit
la
comme
cache,
que
nous
n'aurions
nul
signe
ny
experience
qu'il
seroit
le
iuge
des
iniques
pour
les
confondre,
et
Sauveur
de
ceux
qui
se
conflent
en
luy,
et
qui
l'invoquent,
encores
ce
qui
est
contenu
en
l'Escriture
saincte,
ce
que
nous
lisons
qui
a
este
fait
devant
nostre
naissance,
cela
nous
doit
suffire.
Maintenant
si
Dieu
se
declare
a
nous,
et
s'il
nous
monstre
sa
presence,
et
que
tout
cela
soit
mis
sous
le
pied
par
nostre
ingratitude,
ne
faut-il
pas
que
nous
soyons
plus
que
coulpables?
En
somme,
notons
qu'yci
le
sainct
Esprit
accuse
nostre
nonchalance:
car
si
nous
estions
tels
que
nous
devrions
estre,
nous
appliquerions
nostre
estude
a
lire
les
histoires
sainctes,
ou
Dieu
nous
presente
comme
en
de
beaux
miroirs
ses
iugemens,
et
le
tout
a
nostre
instruction
et
profit.
Voyla
donc
comme
nous
devons
conioindre
ce
qui
est
escrit,
avec
ce
que
nous
voyons
iournellement
devant
nos
yeux,
et
estre
confermez
par
toutes
les
histoires,
tellement
qu'elles
nous
servent
comme
de
seeller
la
parole
de
Dieu,
pour
'y
trouver
tant
plus
de
vigueur,
et
d'efficace,
et
pour
la
magnifier
quand
ce
viendra
au
besoin.
Or
avons-nous
ainsi
reduit
en
memoire
les
iugemens
de
Dieu,
et
nous
y
sommes-nous
exercez,
ie
dy
mesme
ceux
qui
ont
este
faits
devant
que
nous
fussions
nais
en
ce
monde?
Tout
ce
que
nous
appercevrons
maintenant,
et
ce
qui
sera
declaire
durant
nostre
vie,
il
faut
par
plus
forte
raison
que
nous
le
considerions
de
pres,
que
nous
en
soyons
confermez
d'autant
plus,
que
nous
ne
soyons
pas
comme
bestes
brutes,
quand
Dieu
desploye
sa
main,
et
qu'il
nous
donne
quelques
tesmoignages
que
c'est
luy
seul
qui
besongne
ainsi:
quand,
di-ie,
Dieu
nous
monstre
cela,
que
nous
y
pensions
k
bon
escient,
et
que
nous
y
soyons
arrestez:
c'est
a
dire,
que
nous
n'ayons
point
des
speculations
vaines,
ainsi
qu'il
y
en
a
beaucoup:
mais
que
nous
appliquions
a
nostre
usage
tous
les
iugemens
de
Dieu,
puis
que
c'est
aussi
a
ceste
fin-la
qu'il
nous.
les
monstre.
Comme
quand
nous
liroos
que
Dieu
s'est
revele
a
Abraham,
que
nous
lirons
qu'il
luy
a
aide
en
une
telle
necessite,
que
nous
concluyons,
Et
bien:
ce
que
Dieu
a
fait
envers
son
serviteur
Abraham,
c'est
pour
nous
asseurer
qu'il
nous
fera
le
semblable:
il
faut
donc
que
maintenant
i'aye
mon
refuge
a
Dieu.
Voyla
comme
tous
les
tesmoignages
que
Dieu
nous
donne
en
l'Escriture
saincte
de
ses
oeuvres,
nous
doyvent
servir
d'aides
qui
soyent
propres
a
un
chacun
de
nous.
Or
David
met
puis
apres,
Qu'il
a
este
saisy
d'horreur,
voyant
les
meschans
qui
delaissoyent
la
Loy
de
Dieu.
Yci
David
proteste,
qu'il
a
resiste
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