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devons
appliquer
les
promesses
de
Dieu,
c'est
ascavoir,
que
la
ou
il
semblera
que
nous
soyons
desconfits
et
perdus,
que
nous
ne
laissions
point
d'avoir
un
courage
ferme
et
une
constance
invincible.
Car
autrement
nous
faisons
grand
deshonneur
a
Dieu,
puis
qu'il
a
parle
a
nous,
que
nous
n'esperons
qu'il
sera
nostre
Sauveur
iusqu'en
la
fin.
Dont
il
faut
conclurre,
que
toutes
les
deffiances
que
les
hommes
eoncoyvent
en
leurs
adversitez,
sont
autant
de
blasphemes:
car
ils
ne
peuvent
faire
plus
grand
opprobre
a
Dieu,
que
l'accuser
de
mensongne,
de
ne
l'estimer
point
loyal.
Or
si
nous
estimons
Dieu
loyal,
il
faut
que
nous
tenions
pour
tout
conclu,
que
iamais
il
ne
permettra
que
nous
soyons
frustrez,
nous
estans
attendus
a
luy.
Or
par
ce
moyen
nous
vivrons
en
la
mort.
Notons
bien
donc
encores
ce
mot
que
David
a
yci
couche,
que
Dieu
luy
ayant
promis
d'estre
son
Sauveur,
Fa
vivifie
en
cela,
voire
au
milieu
de
ses
afflictions,
comme
s'il
disoit,
Seigneur,
puis
qu'ainsi
est
que
i'ay
tesmoignage
de
ta
bonne
volonte,
et
de
ton
amour,
il
ne
faut
point
que
ie
perde
courage,
ne
que
ie
defaille
pour
rien
qui
advienne.
Or
il
s'ensuit,
Que
les
meschans
ou
les
orgueilleux
se
sont
moquer
de
luy,
et
toutesfois,
qu'il
ne
sest
point
destourne
de
la
Loy
de
Dieu.
Yci
David
monstre
la
constance
qu'il
a
eu
pour
resister
aux
tentations
et
aux
combats
que
Satan
luy
a
dresse.
Car
voyla
aussi
comme
nostre
foy
sera
deuement
approuvee:
c'est
ascavoir,
quand
nous
serons
assaillis,
et
quand
le
Diable
aura
pense
avoir
tout
gagne
sur
nous,
que
toutesfois
nous
persevererons
a
esperer
en
Dieu,
voyla,
di-ie,
une
bonne
espreuve
de
nostre
foyf
Et
c'est
ce
que
David
a
voulu
signifier
en
ce
passage:
car
il
est
bien
facile,
quand
nous
n'avons
nulles
tentations
qui
nous
tormentent,
de
prendre
goust
aux
promesses
de
Dieu,
et
d'esperer
qu'il
fera
ce
qu'il
nous
a
dit.
Mais
quand
les
afflictions
nous
tormentent,
que
le
diable
nous
vient
mettre
au
devant
beaucoup
de
fascheries
et
de
fantasies
en
nostre
esprit,
comme
si
Dieu
s'estoit
retire
et
esloigne
de
nous,
et
que
les
meschans
se
moquent,de
nostre
simplicite:
quand,
di-ie,
nous
sommes
ainsi
assaillis,
alors
il
faut
que
nostre
foy
se
monstre
si
elle
est
vraye.
\Et
si
nous
perseverons
constamment
sans
estre
vaincus
ny
abbatus,
o!
voyla
un
certain
signe
que
nous
avons
creu
a
bon
escient,
qu'il
n'y
a
point
eu
de
feintise,
que
nous
n'avons
point
prins
sa
parole
en
vain,
mais
qu'elle
avoit
une
racine
vive
en
nos
ames.
Notons
bien
donc
que
pour
avoir
une
vraye
experience
de
nostre
foy,
et
pour
scavoir
dire
en
verite,
que
nous
avons
espere
en
Dieu,
et
en
ses
promesses:
qu'il
faut
que
nous
ayons
senty
des
assauts
bien
rudes:
et
cependant
que
nous
n'avons
point
este
delaissez
iusqu'a
nous
destourner
de
Dieu.
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