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se
pourra,
que
la
discipline
de
l'Eglise
soit
remise
en
son
entier,
et
que
de
iour
en
iour
et
de
plus
en
plus
elles
s'accroissent.
Or
en
l'Eglise
il
fault
chercher
et
considerer
double
discipline
l'unesdu
clerge
et
l'aultre
du
peuple:
a
celle
fin
que
celle
du
clerge
soit
mise
en
ordre.
Il
est
necessaire
devant
toutes
choses
que
nul
ne
soit
receu
pour
gouverner
et
regir
les
Eglises,
s'il
n'est
approuve
et
idoyne,
ce
qui
doit
estre
faict
en
tous
ministres,
de
quelque
degre
qu'ilz
soyent,
tant
souverains
que
moyens
et
petiz.
Parquoy
il
fauldra
que
les
elections
Canoniques
soyent
reduictes
en
usaige
et
que
les
examens
de
ceux
qui
seront
esleuz,
les
impositions
des
mains
et
confirmations
soyent
reiglees,
selon
la
reigle
Apostolique,
et
Canons
anciens:
et
ce
fauldra
bien
prendre
garde,
que
ce
que
Christ
a
commande
de
distribuer
pour
neant,
soit
distribue
en
pur
don:
et
que
toute
tache
de
symonie
soit
totallement
ostee
de
l'Eglise.
Item,
que
nul
ne
soit
ordonne
sinon
que
a
un
certain
ministere:
comme
porte
le
Concile
dc
Calcedoyne.
[fol.
56]
En
apres
affin
qu'un
chascun
exerce
diligemment
son
office,
et
que
ce
pendant
on
se
garde
bien
de
mettre
la
faulcille
en
la
moisson
d'aultruy;
selon
que
enseignent
les
institutions
des
Canons
anciens.
Et
entre
les
aultres
choses,
que
les
Evesques
d'Allemaigne,
lesquelz
par
la
beneficence
de
l'Empereur,
ont
l'administration
civile
conioincte
au
gouvernement
des
Eglises,
ayant
devant
toutes
choses
tel
esgard
et
soing
sur
les
Eglises
qu'ilz
doyvent
avoir
partout:
et
que
principalement
ilz
s'employent
a
pourveoir
aux
Eglises
de
suffisans
ministres,
et
qu'ilz
n'imposent
tout
soubdain
les
mains
a
personne
(1
Tim.
5,
22),
ains
qu'ilz
constituent
personnages,
ayans
bon
tesmoignaige,
remplis
du
sainct
Esperit
et
sagesse,
non
pour
estre
oisifz,
ains
pour
travailler
(Act.
G,
3).
D'avantage
puis
qu'il
n'y
a
rien
plus
necessaire,
il
fauldra
soigneusement
veiller
et
avoir
esgard,
que
la
vie
et
meurs
des
Ministres
soyent
correspondans
a
leur
enseignement
pour
le
prouver:
que
ilz
instituent
le
peuple
par
leur
vie,
puis
par
leur
doctrine
:
de
paour
qu'ilz
ne
destruysent
par
exemple,
ceux
qu'ilz
edifient
par
parolles,
et
que
les
meurs
respondent
aux
ministeres
d'un
chascun.
En
cecy
nous
devons
avoir
pour
un
tresbon
precepteur
l'Apostre
S.
Paul;
lequel
diligemment
enseigne
son
bien
ayme
Timothee
et
Tite,
quel
doit
estre
l'Evesque,
lequel
aussi
il
nomme
prestre
:
quelz
aussi
doyvent
estre
les
Diacres:
de
laquelle
reigle
Apostolique
procedent
quasi
tous
les
Canons,
qui
touchent
la
vie
des
Ministres.
Et
pource
que
les
Peres
ont
congneu,
que
l'Apostre
estoit
grandement
soigneux
a
enhorter,
que
ceux
qui
ministroyent
aux
Eglises
estant
delivrez
de
toute
solicitude,
eussent
le
soing
des
choses
seu-
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