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Seigneur,
qu'il
te
souvienne
de
ta
parole.
Or
David
parle
selon
la
rudesse
des
hommes,
et
l'infirmite
qui
est
au
sens
humain:
car
il
est
bien
certain,
que
Dieu
n'oublie
point
ce
qu'il
a
dit,
tellement
qu'il
le
salle
soliciter,
afin
qu'il
s'en
souvienne:
comme
les
hommes
mortels
promettront
beaucoup
a
la
volee,
et
cependant
il
ne
leur
en
souvient
tantost
plus.
Or
il
ne
nous
faut
point
imaginer
que
Dieu
soit
tel,
mais
cependant
il
nous
permet
de
beguayer
a
nostre
facon,
quand
il
differe
d'accomplir
ses
promesses,
et
que
nous
ne
scavons
qui
l'empesche:
Dieu
(di-ie)
alors
nous
permet
de
parler
a
nostre
guise,
et
dire,
Seigneur,
qu'il
te
souvienne:
c'est
a
dire,
que
tu
monstres
par
effect
que1
tu
n'as
point
nais
en
oubly
les
promesses
que
tu
nous
as
faites.
Tu
n'es
pas
comme
les
hommes,
qui
apres
avoir
tenu
quelque
propos,
ne
pensent
plus
a
ce
qu'ils
ont
dit.
Seigneur
donc,
monstre
que
tu
n'es
point
semblable
aux
hommes
mortels:
mais
quand
tu
as
dit
le
mot,
qu'il
faut
que
la
chose
soit
faite,
et
qu'elle
s'execute.
Voyla
donc
comme
nous
avons
a
proceder,
apres
avoir
cognu
qu'il
nous
faut
estre
appuyez
sur
les
promesses
de
Dieu,
que
nous
le
requerions
qu'il
nous
monstre
par
experience,
que
nous
ne
serons
point
trompez
en
nous
confiant
en
luy.
Or
notamment
il
dit,
Ta
parole
envers
ton
serviteur.
Et
c'est
un
mot
qui
merite
bien
d'estre
poise,
pource
qu'il
y
en
a
bien
peu,
quand
il
est
question
de
la
parole
de
Dieu,
qui
cognoissent
qu'-
elle
s'adresse
a
eux:
et
sans
cela
neantmoins,
tout
n'est
rien.
Nous
pourrons
lire
cent
fois
la
Bible,
iamais
nous
ne
prendrons
goust
aux
promesses
de
Dieu,
ou
bien,
si
nous
l'y
prenons,
ce
ne
sera
pas
pour
estre
asseurez,
et
y
concevoir
une
vraye
certitude
de
salut:
sinon
que
nous
ayons
cognu
que
c'est
a
nous
que
Dieu
parle,
que
c'est
a
nous
qu'il
veut
faire
sentir
sa
misericorde,
et
son
amour
paternel.
Si
nous
concevons
les
promesses
de
Dieu
comme
pendantes
en
l'air,
que
Dieu
ait
parle
et
que
nous
ne
scachions
a
qui,
que
sera-ce/
qu'est
ce
que
nous
en
pourrons
recueillir?
Ainsi
donc,
notons
bien
qu'en
ce
mot
Seigneur,
qu'il
te
souvienne
de
ta
parole
envers
ton
serviteur,
David
applique
a
soy
les
promesses
qu'il
avoit
receues.
Car
il
scait
qu'elles
luy
appartiennent,
d'autant
qu'il
ne
doute
pas
qu'il
ne
soit
des
enfans
de
Dieu.
Les
ayant
donc
receues
en
telle
foy,
il
dit,
Seigneur,
tu
n'as
point
parle
a
cestuy-cy
ny
a
cestuy-la,
comme
si
ie
ne
scavoye
a
qui:
mais
ie
ne
doute
pas
que
tu
ne
m'ayes
voulu
appeller
a
toy,
que
tu
ne
m'ayes
declare
que
i'estoye
participant
de
tous
les
biens
que
tu
as
promis
a
tes
fideles.
Voyla
donc
comme
il
nous
en
faut
faire.
Et
ainsi,
quand
il
est
dit
en
l'escriture
saincte,
Que
c'est
une
parole
fidele
que
Dieu
a
envoye
son
Fils,
pour
rendre
la
vie
a
tous
povres
pecheurs:
il
nous
faut
enclose
en
ce
rang-la.
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