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ACTES
DE
RATISBONNE.
qu'en
l'Eglise
latine,
la
langue
latine
doit
estre
tenue,
et
qu'il
suffit,
que
souvent
le
peuple
soit
clairement
et
soigneusement
enseigne
des
choses
qui
se
font
a
la
Messe:
et
admoneste,
que
a
toutes
actions
il
donne
son
consentement:
priant
Dieu
par
un
devot
desir,
qu'iceluy
preste
l'aureille
de
sa
benignite
aux
oraisons
publiques
de
l'Eglise:
moyennant
toutesfoys,
que
ce
qui
est
recite
pour
l'Epistre
et
Evangile,
soit
explique
en
langue
entendue.
Ilz
craignent
aussi,
que
si
ces
souverains
mysteres
sont
mis
en
avant
et
chantez
souvent
en
la
langue
vulgaire
du
pays,
devant
toute
la
multitude
du
peuple
(selon
la
forme
de
l'Eglise
presente)
il
n'advienne
que
par
les
meschans
et
mal
morigerez,
ilz
ne
soyent
tournez
en
mocquerie
et
chanson,
et
que
par
ainsi
on
ne
heurte
en
ce
que
nostre
Seigneur
a
deffendu,
c'est
a
scavoir,
qu'on
ne
donnast
la
chose
saincte
aux
chiens.
Mais
sur
cecy
telle
moderation
pourra
estre
facillement
trouvee
et
instituee
par
gens
scavans
et
craignans
Dieu:
que
il
se
pourra
faire
qu'on
ne
diminuera
rien
a
la
dignite
des
Sacremens.
Et
que
la
droicte
intelligence
des
choses
qui
se
font,
ny
l'Amen,
ne
sera
point
retire
du
peuple
sainct.
Et
puis
que
les
Ceremonies
et
observations
anciennes,
qui
nous
ont
este
donnees
comme
de
main
en
main,
touchant
l'administration
des
Sacremens,
sentent
une
excellente
Religion
et
piete
:
il
fauldra
eslire
de
gens
scavans
et
craignans
Dieu,
qui
regarderont
et
examineront
soingneusement
icelles
Ceremonies
et
maniere
de
faire:
a
celle
fin,
que
si
d'aventure
quelque
chose
a
este
introduicte,
qui
ne
touche
en
rien
la
piete,
que
cela
soit
aboly,
et
que
la
purete
et
integrite
ancienne
soit
restituee
aux
choses
sainctes.
De
la
discipline
Ecclesiastique.
[fol.
55]
II
est
tout
evident,
que
la
discipline
Ecclesiastique
est
tresnecessaire
en
l'Eglise:
pourtant
qu'icelle
seule
retient
nostre
foy
et
esperance
et
est
guide
de
nostre
voyage
salutaire,
conductrice,
maistresse,
entretenement
et
nourrissement
de
vertuz:
laquelle
nous
faict
tousiours
demourer
en
Christ,
et
en
l'unite
et
corps
d'iceluy,
et
vivre
a
tousiours
en
Dieu,
pour
l'utilite
du
prochain,
et
pour
parvenir
es
promesses
celestes
et
loyers
divins:
l'imitation
de
laquelle
est
profitable
et
le
mespris
est
mortel.
Comme
S.
Cyprian
l'enseigne.
C'est
celle
laquelle
l'Apostre
prescript
a.
Timothee
et
a
Tite
Evesques:
a
celle
fin
qu'ilz
entendent
comme
il
fault
converser
en
la
maison
de
Dieu,
qui
est
l'Eglise
de
Dieu,
colomne
et
firmament
de
verite
(1
Tim.
3,
15).
Or
combien
que
icelle
par
la
trop
grande
playe
des
choses
presentes,
ne
peult
estre
reduicte
a
la
severite
des
Canons
anciens.
Il
fault
toutesfoys
tascher
par
tous
moyens
que
a
tout
le
moins
tant
que
faire
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