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ODT
SUR
LE
PSEAUME
CXIX.
558
par
laquelle
il
nous
testifie
qu'il
est
prest
a
nous
recevoir,
et
veut
aussi
que
nous
venions
a
luy*
Voyla
ce
qu'emporte
ce
verset,
quand
David
dit,
que
sa
consolation
a
este
en
toutes
ses
adversitez,
que
la
parole
de
Dieu
l'a
vivifie.
Il
monstre
par
cela,
que
non
seulement
il
s'est
attendu
a
Dieu
pour
avoir
salut
de
luy,
mais
qu'il
a
regarde
notamment
a.
sa
promesse:
car
sans
cela
(comme
i'ay
desia
dit)
nous
n'avons
nul
acces
a
Dieu.
Cependant
il
nous
faut
noter,
que
ce
mot
de
Vivifier,
emporte
beaucoup:
c'est
ascavoir,
que
la
parole
de
Dieu
doit
avoir
ceste
vertu,
qu'encores
que
nous
fussions
comme
perdus
et
desesperez,
qu'elle
nous
restaure,
et
que
nous
recevions
vie
d'icelle.
Il
est
vray
que
cecy
est
difficile
a
prattiquer:
mais
ne
pensons
point
que
David
ait
yci
parle,
sinon
comme
la
chose
estoit.
Or
faisant
une
telle
protestation,
il
nous
a
voulu
enseigner
par
son
exemple,
de
ce
que
nous
devons
faire.
Qui
plus
est,
le
sainct
Esprit
nous
a
yci
voulu
monstrer,
que
la
parole
de
Dieu
n'a
point
prins
racine
en
nous,
sinon
qu'elle
nous
vivifie;
c'est
a
dire,
qu'elle
nous
retire
comme
du
sepulchre,
quand
nous
sommes
abbatus,
et
que
nous
n'en
pouvons
plus,
en
nous
donnant
vigueur
nouvelle,
pour
estre
comme
gens
ramenez
des
enfers,
comme
s'il
nous
prenoit
par
la
main,
pour
avoir
courage
nouveau.
Voyla
quant
a
ce
verset.
Or
la
dessus
David
fait
sa
requeste,
Que
Dieu
ait
memoire
de
sa
parole,
qu'il
luy
avoit
donnee
a
luy,
Voire,
En
laquelle
(dit-il)
tu
m'as
fait
esperer.
Yci
David
monstre
que
quand
les
fideles
se
resiouissent
et
se
consolent
aux
promesses
de
Dieu,
et
qu'ils
sont
comme
restaurez,
que
ce
n'est
pas
pour
estre
rendus
froids
ne
stupides:
mais
cela
les
doit
tant
plus
inciter
a
prier
Dieu.
Quand
donc
nous
aurons
quelque
mal
qui
nous
pressera,
voyla
le
remede
que
nous
devons
prendre:
c'est
de
regarder
aux
promesses
de
Dieu,
et
penser
a
ce
qu'il
nous
a
testifie
de
sa
bonne
volonte.
La
dessus,
confermons-nous
hardiment,
et
retournons
comme
en
vie,
si
nous
avons
este
en
la
mort.
Mais
apres
que
nous
aurons
fait
ainsi
valoir
les
promesses
de
Dieu,
pour
prendre
courage
et
nous
y
fortifier,
il
faut
que
nous
adioustions
quant
et
quant
les
prieres:
que
nous
venions
a
Dieu,
en
luy
demandant
qu'il
accomplisse
sa
parole.
Et
puis
qu'ainsi
est
qu'il
est
fidele,
scachons
que
nous
ne
serons
point
frustrez
adioustans
foy
a
son
dire:
mais
qu'il
parfera
tout
ce
qu'il
a
promis.
Voyla
donc
comme
apres
avoir
medite
les
promesses
de
Dieu
pour
nous
y
confier,
il
faut
que
nous
adioustions
les
oraisons
quant
et
quant,
que
nous
ayons
nostre
refuge
a
Dieu,
en
luy
demandant,
qu'il
accomplisse
ce
que
par
sa
bonte
infinie
il
nous
a
declare
que
iamais
il
ne
nous
delaissera,
et
qu'il
le
monstre
ainsi
par
effect.
C'est
ce
que
David
a
entendu
par
ce
mot,
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