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sens,
a
celle
fin
que
ceux
lesquelz
offrent
sacrifice
sans
aucuns
qui
communient
sacramentalement:
moyennant
que
aucuns
soyent
assistans,
donnans
consentement
a
ce
sacrifice,
ne
soyent
condamnez,
et
que
les
aultres
ne
soyent
contrains
a
celebrer
la
Messe,
aultrement
que
avec
aucuns
qui
communient.
D
e
rechef,
il
en
y
a
de
l'aultre
coste,
qui
disent
que
le
Sacrement
du
corps
et
du
sang,
doit
estre
administre
au
peuple
[fol.
53]
soubz
l'une
et
l'aultre
espece:
pource
que
cecy
est
conforme
au
commandement
et
institution
de
Christ,
et
a
la
coustume
de
l'Eglise
ancienne.
Il
en
y
a
aussi
de
l'aultre
coste,
lesquelz
ayans
ceste
oppinion,
qu'il
fault
principalem
eut
regarder
cecy
aux
Sacremens:
c'est
que
plustost
nous
ayons
iouissance
des
choses
qui
sont
signees
que
des
signes:
et
g[ue
nostre
coeur
y
soit
fiche,
se
tenans
aussi
pour
certain
et
resolu
qu'il
y
a
autant
soubz
une
espece,
que
soubz
deux:
pensent
qu'il
ne
fault
point
affermer,
que
ce
que
l'Eglise
longtemps
par
cy
devant
a
eu
ceste
oppinion,
que
ce
n'estoit
point
contre
l'institution
de
Christ,
que
les
lays
se
contentans
d'une
seule
espece,
communient
droictement,
n'est
point
a
condamner
comme
faulx.
Principalement,
pource
qu'il
semble,
que
Christ
ayt
laisse
telle
auctorite
a
l'Eglise,
qu'elle
peult
mettre
telle
moderation
es
Ceremonies
externes
des
Sacremens,
qu'elle
verra
estre
utile
et
profitable
pour
l'exigence
des
temps
et
des
lieux.
Mais
puis
que
desia
a
la
plus
part
de
Allemaigne,
le
peuple
est
persuade
que
le
commandement
et
institution
de
Christ
requiert
qu'on
receoyve
les
Sacremens
entiers,
et
qu'il
se
fault
bien
garder,
que
nul
ne
vienne
a
participer
en
ces
sainctz
et
sacrez
misteres,
avec
mauvaise
conscience:
il
semble
que
ce
sera
une
belle
chose,
si
l'Eglise
pour
remedier
a
ces
inconveniens
met
en
liberte
qu'on
communie
soubz
l'une
espece,
ou
soubz
toutes
deux:
en
telle
sorte
toutesfoys,
que
par
ce
on
ne
donne
occasion
de
blasmer
temerairement
la
coustume
qui
a
este
receue
en
l'Eglise
iusques
a
present
ou
de
puis
apres
de
iuger
les
uns
les
aultres.
Certes
seroit
une
chose
bien
lourde,
de
lier
en
necessite
ceste
ceremonie
de
la
communion
des
deux
especes
pour
ceux
qui
ne
boyvent
point
de
vin,
malades,
et
aultres
semblables,
qui
totallement
n'usent
point
de
ceste
espece
de
vin.
Finablement
il
en
y
a
d'un
coste,
qui
demandent
que
les
Sacremens
soyent
administrez
en
la
langue,
qui
est
entendue
du
peuple,
a
celle
fin
que
iceluy
entendant
[fol.
54]
clairement
et
intelligiblement
ce
qu'il
se
faict,
puisse
respondre
a
toute
chose
:
Amen.
Sur
quoy
ilz
alleguent
l'Apostre
sainct
Paul
pour
leur
autheur
(1
Cor.
14,
16).
Les
aultres
sont
de
diverse
oppinion,
disans,
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