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qu'il
accomplira
ce
qu'il
nous
a
promis:
que
nous
ne
serons
point
frustrez
de
nostre
esperance
quand
elle
aura
este
appuyee
en
luy,
et
en
sa
verite,
mais
que
de
plus
en
plus
il
nous
fortifiera
en
icelle,
iusqu'a
ce
que
nous
parvenions
a
la
cognoissance
parfaite
des
choses,
lesquelles
nous
ne
cognoissons
maintennnt
qu'en
partie.
Que
non
seulement
il
nous
face
ceste
grace,
mais
aussi
a
tous
peuples
et
nations
de
la
terre,
etc.
SEPTIEME
SERMON.
Du
Dimanche
19.
iour
de
Fevrier,
1553.
Septieme
Huictain.
ZAIN.
Souvienne
*toy
de
la
promesse
faite
a
ton
serviteur,
par
laquelle
tu
m'as
fait
esperer.
G1
est
ma
consolation
en
mon
affliction:
car
ta
parole
m'a
vivifie.
Les
orgueilleux
se
sont
gaudis
de
moy
tant
et
plus:
mais
ie
n'ay
point
decline
de
ta
Loy.
Seigneur,
Vay
eu
memoire
des
iugemens
que
tu
as
faits
du
temps
iadis,
et
en
ay
este
console.
Horreur
m9a
saisi
a
cause
des
meschans
qui
ont
delaisse
ta
Loy.
Tes
statuts
m'ont
este
pour
chansons
en
la
maison
ou
i'ay
demeure
comme
estranger.
Seigneur
i'ay
eu
de
nuict
souvenance
de
ton
Nom^
et
ay
garde
ta
Loy.
Cela
m'est
advenu
d'autant
que
Vobservoye
tes
mandemens.
David
fait
yci
une
demande
a
Dieu,
laquelle
nous
avons
bien
accoustume
de
faire
tous:
mais
non
pas
d'une
telle
affection
que
luy:
car
aussi
nous
ne
pouvons
pas
protester,
a
son
exemple,
que
toute
nostre
resiouissance,
au
milieu
de
nos
adversitez,
soit
en
meditant
ce
que
Dieu
nous
a
declaire
par
sa
parole.
Et
qu'ainsi
soit,
si
nous
endurons
quelque
mal,
ou
est-ce
que
nous
avons
refuge?
Chacun
se
forge
des
consolations
a
son
appetit.
Bien
peu
s'arrestent
a
Dieu
pour
se
fier
en
luy,
et
pour
prendre
tout
leur
appuy
en
ses
promesses:
et
quasi
on
n'en
trouvera
point
qui
le
facent.
Voyla
pourquoy
nous
ne
pouvons
point
le
requerir
en
verite,
comme
fait
David,
Qu'il
luy
souvienne
de
la
promesse
qu1
il
nous
a
donnee.
Or
tant
y
a,
que
cecy
n'est
point
escrit
en
vain.
Notons
donc,
que
Dieu
nous
declaire,
ou
c'est
que
nous
devons
recourir
en
toutes
nos
afflictions,
pour
nous
consoler:
c'est
ascavoir,
d'autant
qu'il
s'est
oblige
a
nous,
et
qu'il
nous
a
rendu
tesmoignage,
qu'il
aura
pitie
de
ceux
qui
l'invoqueront
en
leurs
miseres,
et
que
nous
tenans
a
cela,
nous
serons
comme
vivifiez:
c'est
a
dire,
encores
que
les
afflictions
nous
pressassent
iusques
au
bout,
et
que
nous
fussions
la
comme
en
la
mort,
que
ce
seul
poinct
suffira
a
nous:
c'est
quand
nous
scaurons
quo
Dieu
ne
nous
veut
point
abandonner.
Or
pour
ce
faire,
nous
avons
a
observer
deux
articles.
Le
premier
est,
que
nous
ne
nous
arrestions
point
ny
a
nous,
ny
aux
creatures,
en
mettant
trop
follement
nostre
esperance
ca
et
la:
que
nous
scachions
que
nostre
vie,
et
tout
nostre
bien
consiste
en
Dieu,
et
que
c'est
la
qu'il
nous
la
faut
cercher.
Voyla
donc
le
bout
par
ou
il
nous
faut
commencer,
si
nous
voulons
avoir
une
vraye
consolation
en
nos
adversitez.
Or
au
contraire,
nous
voyons
comme
nos
esprits
s'esgarent,
et
cela
advient,
pource
qu'un
chacun
se
forge
des
folles
confiances
et
inutiles:
car
si
nous
cognoissions
ce
qui
est
en
Dieu,
ce
ne
se'roit
pas
pour
nous
faire
destourner
de
luy:
nous
ne
vaguerions
plus
apres
les
creatures
:
car
il
n'y
a
que
vanite.
D'autant
plus
donc
nous
fautil
bien
noter
ceste
doctrine:
c'est
ascavoir,
que
pour
estre
delivrez
de
tout
mal,
il
nous
faut
regarder
a
nostre
Dieu.
Or
le
second
est,
que
nous
avons
a
demander
a
Dieu,
qu'il
ait
pitie
de
nous,
et
qu'il
nous
delivre
de
nos
afflictions:
voire,
et
que
nous
y
venions
par
le
moyen
de
sa
promesse.
Car
si
Dieu
ne
nous
appelle
a
soy,
nous
n'y
pouvons
pas
venir
que
temerairement.
Ce
seroit
par
trop
presumer
si
les
hommes
mortels
prenoyent
ceste
audace
de
venir
a
Dieu,
sinon
qu'il
leur
en
donnast
le
conge,
et
qu'il
les
exhortast
a
ce
faire.
Il
faut
donc
que
nous
ayons
la
parole
qui
nous
soit
donnee
de
Dieu,
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