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ACTES
DE
RATISBONNE.
pensement.
Laquelle
opinion
est
a
condamner,
et
mesme
telz,
si
les
crimes
sont
publiques,
ne
doyvent
point
estre
admiz
au
service
divin:
s'ilz
sont
cachez,
on
les
doit
enseigner,
que
iusques
a
ce
qu'ilz
se
soient
amendez,
ilz
se
retirent
de
ces
mysteres
qu'on
doit
tant
avoir
en
crainte
et
reverence.
De
l'usage
et
administration
des
Sacremens,
et
de
certaines
Ceremonies
en
particulier.
O
II
en
y
a
aucuns
d'une
part,
qui
pensent
asseurement,
que
la
Messe
ne
[fol.
52]
doit
point
estre
faicte,
s'il
ny
a
aucuns,
qui
communient
avec
le
sacrifiant,
recevant
avec
luy
le
Sacrement
du
corps
et
du
sang:
pource
que
cestuy
Sacrement
a
este
premierement
institue
et
donne
par
Christ,
a
celle
fin
que
plusieurs
nous
soyons
un
pain
et
un
corps:
pource
que
nous
participons
d'un
mesme
pain
et
d'tin
mesme
calice,
et
afferment
que
telle
a
este
la
coustume
ancienne
de
l'Eglise.
Il
en
y
a
de
l'aultre
couste,
qui
pensent
que
la
Messe
mesme
peult
estre
celebree
chrestiennement,
moyennant
qu'il
^n
ayt
aucuns,
qui
communient
seulement
en
esperit,
avec
le
Prestre,
donnant
consentement
au
sacrifice.
Et
combien
que
par
l'oppinion
mesme
d'iceux,
le
peuple
doit
estre
diligemment
adverty,
enseigne,
qu'il
communie
le
plus
souvent
qu'il
pourra:
et
que
celuy
qui
peche
tous
les
iours,
tache
aussi
tous
les
iours
a
prendre
medecine.
Et
disent,
que
ceste
oppinion
icy,
ne
bataille
point
avec
la
coustume
des
Anciens,
et
que
cest
usage
ne
porte
point
preiudice
a
la
iustification
de
Christ,
a
cause
que
le
Prestre
exerceant
en
l'Eglise
cestuy
ministere
publique,
s'adioinct
par
foy
a
tous
ceux
lesquelz
par
tout
le
monde
participent
a
ce
Sacrement.
D'avantaige
ilz
craignent,
que
si
cest
usage
est
oste
de
l'Eglise,
ne
advienne
facillement
(selon
que
les
hommes
du
temps
present
sont
paresseux
a
frequenter
les
mysteres)
que
ce
sacrifice
de
loenge,
lequel
Christ
veult
estre
souvent
exerce
en
l'Eglise,
ne
soit
bien
peu
souvent
celebre,
et
que
finablement
il
ne
soit
du
tout
delaisse.
Et
pource
que
les
uns
et
les
aultres
sont
arretez
en
leur
oppinion,
il
se
pourroit
faire
paraventure
qu'on
laissast
un
chascun
abunder
en
son
1)
Note
marginaie:
Nous
sommes
bien
de
ceste
oppinion,
mais
nous
laissons
a
iuger
et
deliberer
a
la
maieste
Imperiale
et
aux
estatz
de
l'empire:
a
scavoir
mon
si
le
conseil,
qui
est
au
livre,
est
de
telle
sorte
que
par
iceluy,
de
un
couste
et
d'aultre,
on
puisse
pourveoir
facilement
a
la
tranquillite
chrestienne.
Iule
flug
Iehan
gropper.
(Sur
ce
dernier
voyez
la
note
mise
en
tete
de
cette
'piece.
Jules
Pfiug,
car
c7est
ainsi
qu'il
faut
lire,
etait
alors
Chanoine
de
Mayence,
et
fut
plus
tard
eveque
de
Naumbourg.)
"
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