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au
ciel,
non
pas
pour
les
amuser
a
ces
signes
visibles
du
pain
et
du
vin
qui
nous
sont
la
presens.
1)
Quand
donc
ce
seroit
vrayement
la
Cene,
encores
seroit-ce
une
phantasie
pernitieuse
et
damnable,
de
vouloir
adorer
un
morceau
de
pain
au
lieu
de
Iesus
Christ,
ne2)
de
le
chercher
la.
Mais
il
n'est
ia
mestier
d'entrer
en
ceste
dispute.
Car
dequoy
appartient
a
la
messe
ceste
promesse
de
Iesus
Christ,
quand
en
donnant
le
pain
il
dit:
Prenez,
mangez,
c'est
mon
corps,
qui
est
livre
pour
vous?
Car
devant
que
rien
promettre,
il
commande
que
le
Sacrement
soit
distribue
entre
les
fideles.
Cela
se
fait
il
a
la
messe?
Mais
plustost
au
contraire,
le
Prestre
fait
son
cas
a
part,
comme
se
voulant
exclurre
et
excommunier
de
toute
l'eglise.
Pensons
nous
donc
qu'en
faisant
tout
au
contraire
que
Iesus
Christ
a
ordonne,
nous
le
tenions
lie
a
nostre
poste,
pour
nous
iouer
de
luy
comme
[page
B6]
d'un
petit
enfant,
ou
plustost
"comme
d'une
plotte,
pour
le
demener
ca
et
la,
selon
que
bon
nous
semble?
D'advantage
il
adiouste
que
nous
celebrions
son
Sacrement
en
memoire
de
luy,
annoncant
sa
mort
avec
louange
et
action
de
graces.
Comment
cela
se
peut
il
faire
en
la
messe
ou
il
n'y
a
point
un
seul
mot
intelligible,
mais
tout
se
fait
et
dit
en
langue
incongneue?
3)
D'advantage
c'est
a
nous
que
Iesus
Christ
s'adresse,
en
nous
promettant
la
communion
de
son
corps,
quand
il
nous
donne
le
signe
du
pain.
En
la
messe
il
n'y
a
rien
de
tout
cela.
Mais
le
Prestre,
a
la
facon
des
enchanteurs
ou
ioueurs
de
gobeletz,
souffle
sur
le
pain
pour
l'ensorceler.
Que
pensons
nous
que
cela
vaille?
Brief,
tant
s'en
faut
qu'il
y
ait
aucune
similitude
entre
la
messe
papale
et
la
Cene
de
nostre
Seigneur,
que
le
iour
n'est
pas
plus
contraire
a
la
nuict.
Que
peut
ce
donc
estre
de
l'adoration
qu'on
fait
la
au
pain,
que
idolatrie
execrable,
[page
37]
voire
plus
lourde
et
plus
sotte
que
iamais
il
n'y
en
a
eu
entre
les
Payens?
Or
maintenant
regardons,
en
quelle
conscience
un
homme
Chrestien
se
pourra
la
trouver,
pour
se
conformer
a
la
facon
des
autres.
Voila
un
idole,
qui
est
esleve
en
haut
sur
les
espaules,
pour
estre
invoque
et
adore
comme
Dieu:
ie
me
iecteray
a
genoulx:
ie
feray
protestation
de
l'adorer:
et
puis
ie
ne
vouldray
point
qu'on
me
reprenne.
Qu'est
ce
a
dire
cela?
Quand
nul
ne
sonnera
mot,
l'acte
ne
m'accuse
il
pas
assez
de
soy
mesme?
Pourtant
quand
les
hommes
m'espargneront,
Dieu
ne
m'espargnera
pas.
Quand
il
n'y
auroit
que
cela:
ie
ne
voys
point
quelle
couverture
puisse
trouver
un
1)
du
pain
.
.
.
.
presens,
manque
dans
le
latin,
ainsi
que
toute
la
phrase
suivante
iusqu'a:
chercher
la.
2)
ou,
1611.
3)
sed
insusurrantur
omnia
obscuro
murmure
et
incognito.
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