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SUR
LE
PSEAUME
CXIX.
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soit
ne
point
abbatue
par
leur
grandeur,
ne
par
leurs
pompes:
scachans
quand
il
semblera
qu'ils
doyvent
tout
engloutir,
que
nous
ne
laisserons
point
d'estre
tousiours*
victorieux,
voire
d'autant
que
nons
aurons
regard
a
luy.
Or
yci
il
nous
faut
noter,
que
quand
Dieu
aura
fait
valoir
sa
verite
en
nous,
qu'elle
sera
suffisante
pour
nous
faire
tenir
debout:
voire
nonobstant
tous
les
combats
que
le
Diable
nous
suscitera,
combien
que
tout
le
monde
nous
soit
contraire.
Et
ce
n'est
point
sans
cause
que
cela
est
dit,
car
sur
quoy
est-ce
que
nostre
foy
s'appuye?
Sur
la
verite
de
Dieu.
Or
faisons
maintenant
conparaisou
de
Dieu
avec
les
hommes,
et
avec
toutes
leurs
oeuvres
et
leurs
vertus.
Prenons
les
Empereurs
et
les
Rois:
que
toute
ceste
gloire
et
toute
ceste
pompe
qu'ils
ont
vienne
en
avant,
et
que
Dieu
soit
mis
a
l'opposite:
ascavoir
si
les
hommes
avec
toute
leur
grandeur*,
et
avec
toutes
leurs
fanfares,
devront
surmonter
Dieu,
ou
s'ils
devront
renverser
sa
volonte,
ou
s'ils
devront
aneantir
sa
vertu?
O!
il
est
bien
certain
que
non.
Ainsi
donc,
que
nous
regardions
a
qui
nous
avons
a
faire,
et
qu'il
nous
souvienne
de
ce
mot
de
sainct
Paul,
Tu
scais
dit-il,
a
qui
tu
as
creu.
Quand
donc
nous
avons
ainsi
nos
yeux
fichez
en
Dieu,
lequel
nous
a
armez
de
sa
verite
infallible,
nous
pourrons
despiter
tout
ce
qui
s'est
esleve
au
contraire:
du
coste
du
monde
nous
n'aurons
point
occasion
de
craindre,
car
Dieu
est
assez
puissant
pour
venir
au
dessus
de
toutes
les
difficultez
et
fascheries
que
le
diable
nous
suscitera.
Voyla
donc
quant
k
ce
poinct.
Et
au
reste,
nous
voyons
quand
ii
est
question
de
faire
confession
de
nostre
foy,
qu'il
ne
faut
pas
que
les
hommes
nous
estonnent
en
toutes
leurs
grandeurs.
Comme
auiourd'huy,
quand
on
voudra
bien
nous
esbranler.
Et
quoy?
(dira-on)
vous
n'estes
qu'une
poignee
de
gens.
Pensez-vous
estre
plus
sages
que
ne
sont
les
Rois
et
ies
princes
de
ce
monde?
Vous
voyez
que
tout
le
monde
resiste
a
ceste
doctrine
que
vous
tenez:
et
que
pensez-vous
faire?
Il
est
vray
que
de
prime
face
ce
seroit
pour
nous
esbranler,
voire
n'estoit
que
nous
sceussions,
et
que
nous
fussions
certains
a
qui
nous
avons
creu:
mais
quand
nous
regardons
a
Dieu,
cela
s'esvanouit:
ce
ne
sont
que
vessies
pleines
de
vent
:
il
ne
faut
que
la
pointe
d'une
espingle
pour
les
faire
crever.
Il
est
vray
que
cela
fera
de
grans
tintemarres,
mais
tout
cela
n'est
rien.
Voyla
des
grenouilles,
voyla
des
fourmis,
voire
des
poux,
et
des
puces,
et
des
punaises:
ce
ne
sont
que
vermines,
puis
qu'ils
s'eslevent
ainsi
contre
Dieu.
Ainsi
donc
apprenons,
apprenons
de
nous
appuyer
tellement
en
Dieu,
que
quand
il
sera
question
de
faire
confession
de
nostre
toy,
puis
qu'ainsi
est
que
c'est
Dieu
qui
a
parle,
que
toutes
creatures
ne
nous
soyent
rien:
que
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