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nous
soions
eschauffez
en
amour
de
celuy
duquel
nous
desirons
veoir
l'Image.
Donc
il
fault
bien
sur
toutes
choses
prendre
garde,
qu'aultres
Images
ne
soient
[fol.
48]
mises
en
l'Eglise,
sinon
que
celles
qui
representent
la
memoire
des
choses
vrayes
et
Histoires.
D'avantage
qu'elles
ne
soient
controuvees
selon
la
vanite
du
monde,
aussi
que
fiance
ne
soit
colloquee
en
icelles.
Car
alors
elles
peuvent
estre
retenues
sans
dangier,
quand
on
ne
leur
attribue
aucune
divinite,
et
qu'on
ne
met
la
aucunement
son
esperance,
ains
tant
seulement
qu'elles
sont
comme
signes
de
victoire
des
choses
qui
ont
este
faictes
par
vertu
divine,
et
que
ce
qui
est
presente
par
l'Image
est
honnore,
non
pas
l'Image
proprement.
D'avantaige
toute
l'Eglise
est
de
cestuy
consentement,
que
la
messe
en
laquelle
est
faict
le
vray
corps
et
sang
de
Christ,
est
sacrifice,
mais
sans
mort,
estant
spirituel:x)
Car
en
icelle
(moyennant
que
la
chose
soit
faicte
deuement
et
Chrestiennement)
quatre
choses
sont
offert
es.
Christ
pour
le
premier,
lequel
s'est
luy
mesme
offert
au
Pere
pour
sacrifice
sanglant,
suffisant
et
aggreable
a
Dieu
pour
noz
pechez.
Iceluy
mesme
en
la
messe
(qui
est
de
tous
les
services
divins
l'oeuvre
le
plus
sainct
et
ministere
publique
en
l'Eglise)
pour
toute
l'Eglise,
par
sacrifice
representans
est
immole
a
iceluy
Dieu
son
Pere.
Ce
qui
se
faict
quand
l'Eglise
le
presente
avec
son
vray
corps
et
sang
a
Dieu
le
Pere,
pour
les
pechez
de
tout
le
monde.
Car
combien
que
ceste
oblation
faicte
une
foys
en
la
Croix
soit
passee,
et
qu'elle
ne
se
puisse
plus
reiterer,
toutesfoys
le
sacrifice
immole
demeure
tousiours
en
sa
propre
vertu
:
tellement
que
ceste
offrande
n'est
point
auiourdhuy
moindre
efficace
devant
le
Pere,
qu'au
iour
auquel
sang
et
eaue
sortit
de
son
sainct
coste,
i'entend
en
iceux
qui
la
presentent
a
Dieu
par
vraye
foy.
A
ceste
cause
les
Peres
ont
accoustume
d'appeler^
le
corps
et
le
sang
de
Christ
presens
en
l'autel,
tantost
le
priz
pour
les
pechez
de
tout
le
monde,
puis
le
priz
de
nostre
ranceon,
et
le
sacrifice
salutaire.
Et
Chrysostome
tesmoigne,
que
tousiours
nous
offrons
ceste
mesme
oblation,
qui
a
este
une
foys
offerte,
et
que
l'un
et
l'aultre
est
un
mesme
sacrifice,
[fol.
49]
un
mesme
Christ,
estant
icy
pleinement
et
la
aussi.
En
telle
sorte
toutesfoys
que
le
sacrifice
que
nous
faisons
soit
image
de
l'aultre,
en
commemoration
de
celuy
qui
a
este
faict
une
foys.
Et
ce
non
sans
cause.
Car
Dieu
nous
a
donne
son
Filz
Iesus
Christ,
a
celle
fin
que
nous
deffians
de
noz
propres
forces:
et
nous
sentans
coulpables
de
1)
Note
margmale:
Les
Protestans
ont
presente
touchant
la
Messe
leur
propre
escrit,
signe
G.
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