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seconde
aux
Corinthiens.
Il
est
vray,
dit-il,
que
nous
sommes
pressez
de
maux,
mais
tant
y
a,
que
nous
ne
demeurerons
point
en
angoisse:
Dieu
nous
en
delivrera
tousiours,
et
nous
donnera
bonne
issue
et
ioyeuse,
tellement
qu'en
fin
nous
reviendrons
au
dessus.
Voyla
donc
ce
qui
nous
est
declaire
en
ce
passage,
quand
il
est
dit,
Ie
chemineray
au
large,
Seigneur:
d'autant
que
i'ay
cerche
tes
commandemens.
Ainsi
cognoissons,
quand
nostre
vie
est
si
miserable,
qu'il
faut
que
nous
soyons
en
peine,
en
perplexite
et
angoisses
:
que
tout
cela
procede
de
nostre
vice,
pource
que
nous
ne
venons
point
nous
presenter
a
Dieu:
que
nous
ne
souffrons
peint
d'estre
conduits
par
luy,
que
nous
ne
remettons
point
nostre
vie
entre
ses
mains,
et
que
nous
ne
venons
point
aussi
de
nostre
bon
gre
cercher
le
remede,
apres
que
nous
avons
cognu
le
mal:
c'est
a
dire,
que
nous
demandions
a
Dieu
qu'il
luy
plaise
de
nous
prendre
en
sa
conduite,
sans
que
nous
attentions
rien
sinon
ce
q,u'il
nous
dit
par
sa
Parole.
Car
quand
nous
en
ferons
ainsi,
il
n'y
a
doute
qu'il
ne
nous
face
cheminer
au
large.
Or
il
s'ensuit,
Ie
parleray
de
tes
tesmoignages
devant
les
Bois:
et
ne
seray
point
confus.
Voy
ci
une
declaration
du
propos
que
nous
avons
desia
touche
par
cy
devant:
car
David
faisant
ceste
requeste,
Que
la
Parole
de
verite
ne
luy
fust
point
ostee
a
iamais
de
la
bouche,
regardoit
a
deux
choses:
c'est
ascavoir,
qu'ayant
dequoy
parler,
apres
que
Dieu,
en
luy
faisant
grace,
luy
auroit
ouvert
la
bouche,
confermeroit
les
enfans
de
Dieu
par
son
exemple,
et
les
ameneroit
a
luy,
leur
monstrant
le
chemin.
Et
cependant
qu'il
repousseroit
les
meschans
et
les
contempteurs
de
Dieu,
et
de
la
doctrine,
ceux
qui
se
moquoyent
de
son
esperance,
ceux
qui
blasphemoyent
contre
Dieu:
qu'il
auroit,
di-ie,
dequoy
les
rembarrer,
et
tenir
bon
contr'eux.
Or
il
declaire
ce
propos-la,
en
disan.t,
Ie
parleray
de
tes
tesmoignages:
pource
que
Dieu
ne
luy
aura
plus
oste
la
parole
de
verite
de
sa
bouche.
Or
outre
ce
que
Dieu
nous
donne
matiere
de
parler
franchement,
encores
faut-il
que
cela
vienne
du
luy,
comme
nous
oyons
que
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
en
parle:
que
c'est
l'Esprit
de
Dieu
qui
conduit
nos
langues,
que
nous
n'avons
pas
cela
de
nous
mesmes
de
pouvoir
respondre
a
nos
ennemis,
qu'il
ne
faudra
qu'un
petit
vent
pour
nous
effaroucher.
Ainsi
donc,
il
est
bon
besoin
que
Dieu
use
de
sa
vertu,
que
nous
soyons
confermez
par
luy:
car
quand
il
nous
aura
mis
sa
Parole
en
la
bouche,
nous
pourrons
parler
devant
les
Rois
et
devant
les
princes,
et
ne
serons
point
confus.
Comme
s'il
estoit
dit,
Seigneur,
il
faut
que
ta
Parole
nous
soit
d'une
telle
vertu,
que
nous
puissions
repousser
tous
nos
ennemis,
voire
quelques
grans
qu'ils
soyent:
combien
qu'ils
soyent
pour
estonner
tout
le
monde,
que
nostre
foy
ne
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