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ACTES
DE
RATISBONNE.
ples
du
sainct
Esprit.
Par
laquelle
recordation,
sans
aucune
doubte,
nostre
foy
est
eslevee
en
Dieu
de
telle
sorte,
que
tout
ainsi
qu'iceux
par
foy
ont
vaincu
les
Royaumes,
et
ont
faict
iustice
(Eor.
l
l
,
33):
aussi
nous,
ayans
un
mesme
Esprit
de
foy,
estans
confirmez
par
leurs
exemples,
taschons
a
surmonter
toutes
choses
adverses,
et
ce
au
Seigneur.
A
ceste
cause
aussi,
comme
il
appert,
Dieu
a
faict
souventesfoys
plusieurs
excellens
miracles
es
monumentz
des
Sainctz:
a
celle
fin
que
par
ce
il
excitast
la
foy
des
siens,
les
provoquans
a
l'imitation
des
Sainctz
personnages.
Car,
comme
dict
sainct
Augustin
(lors
qu'il
racompte,
que
l'Eglise
s'esiouyssoit
grandement
en
un
miracle
faict
a
]a
memoire
de
sainct
Estienne),
qui
est
ce
qui
povoit
estre
es
coeurs
de
ceux
qui
s'esiouyssoyent,
sinon
la
foy
de
Christ,
pour
laquelle
le
sang
de
sainct
Estienne
a
este
respandu?
[fol.
47]
Aussi
les
Anciens
ont
pour
ce
adiuge
la
veneration
des
Reliques
estre
utile,
a
cause
qu'elles
nous
promettent
par
parolle
secrette
la
future
resurrection:
dressans
nostre
esperance
a
l'expectation
de
la
glorification
future
de
nostre
corps:
ce
qui
advient
veritablement,
quand
nous
reduisons
en
memoire,
qu'iceux
mesmes
corps
des
Sainctz
seront
une
foys
ressuscitez:
ia
soit
qu'ilz
soient
ia
inumez:
et
que
nostre
Dieu
est
Dieu
d'Abraham,
d'Isaac
et
de
Iacob,
le
Dieu
dis-ie,
non
des
morts,
ains
des
vivans.
Mais
pourtant
que
facilement
superstition
survient:
ce
qui
est
demonstre
par
le
trop
grand
abuz
qui
a
este
iusques
a
present:
on
doit
enseigner
le
peuple
diligemment,
de
ne
se
point
fier
aux
Reliques,
ny
les
adorer:
mais
en
icelles
embrasser
tant
seulement
la
foy
et
charite
des
Sainctz:
et
que
par
ce,
on
doit
estre
enflambe
de
la
recordation
de
leur
vie
et
doctrine:
estant
par
ce
fortifie
en
l'esperance
de
la
resurrection
future.
Mais
aussi
en
ce
faisant,
il
se
fault
bien
garder
que
nulles
aultres
Reliques
ne
soient
mises
au
lieu
des
vrayes
des
Sainctz
Martyrs:
et
qu'icelles
ne
soient
exposees
ny
portees
de
ca
et
de
la
pour
gaing.
Ce
que
mesme
a
este
ordonne
en
plusieurs
Conciles.
Or
il
est
assez
prouve
par
le
commandement
de
l'Eglise,
que
l'usage
des
Images
n'est
pas
a
condamner
du
tout,
mais
il
se
fault
bien
donner
garde,
que
nous
n'usions
d'icelles
aultrement
que
comme
d'images.
Ce
qui
so
faict
lors,
qu'elles
sont
mises
pour
reduire
seulement
en
memoire
la
recordation
des
choses,
qui
ont
este
faictes,
et
la
souvenance
des
Histoires:
comme
quand
l'Image
de
nostre
Sauveur
est
posee
ou
paincte,
non
pas
qu'elle
soit
honnoree
comme
Dieu
mesme,
ou
que
l'honneur
de
Christ
luy
soit
institue,
mais
tant
seulement
a
ce
qu'elle
soit
proposee
pour
advertir
des
afflictions,
que
Christ
a
souffert
pour
nous,
a
celle
fin
que
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