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ACTES
DE
RATISBONNE.
peche
originel,
du
Baptesme
des
enfans,
et
aultres
semblables.
Aussi
par
ceste
mesme
authorite
a
este
receu
en
l'Eglise,
que
les
sainctz,
qui
sont
decedez
devant
nous
a
la
vie
du
siecle
futur,
sont
comme
les
plus
nobles
membres
de
l'Eglise:
lesquelz
le
Pere
celeste
recongnoist
pour
ses
enfans
et
honnore
(Iean
12,
26):
le
filz
les
recongnoist
pour
ses
freres
et
coheritiers
(Hom.
8,
29):
le
sainct
Esprit
les
appelle
ses
temples
(2
Cor.
6,
16):
lesquelz
doivent
estre
louez:
et
desquelz
la
memoire
doit
estre
celebree
par
solemnite
religieuse,
pour
nous
esmouvoir
a
les
ensuyvir:
a
celle
fin
que
nous
soions
faictz
participans
de
leurs
merites:
comme
sainct
Augustin
escript
contre
Fauste
le
Manicheenx)
et
l'Apostre
sainct
Paul
aux
Ebrieux
(13,
7).
Desquelz
(dit-il)
regardans
la
fin
de
leur
conversation,
ensuyvez
aussi
la
foy.
Car
l'Eglise
est
de
ceste
resolution,
et
non
sans
Escriptures,
que
les
sainctz
sont
esmeuz
d'un
merveilleux
desir
de
nostre
salut,
comme
membres
d'un
seul
et
mesme
corps,
qui
ne
peuvent
estre
consummez
sans
nous:
a
ceste
cause
ilz
prient
Dieu
pour
nous:
et
Dieu
de
son
coste
exauce
les
sainctz
qui
prennent
soing
de
nous,
et
que
pour
}
l'amour
d'iceux
il
nous
faict
bien.
Et
comme
il
ne
fault
point
doubter
que
les
sainctz
n'ayent
leurs
propres
merites
(Exod.
32;
Dan.
3),
lesquelz
pareillement
sont
dons
de
Dieu:
aussi
il
a
este
receu
par
le
commun
accord
de
l'Eglise,
que
en
ceste
maniere
on
prie
Dieu
droictement,
par
laquelle
il
octroye
aux
merites
et
prieres
de
ses
sainctz,
que
nous
soyons
muniz
de
l'ayde
de
sa
saulvegarde
en
toutes
choses:
non
pas
par
les
merites
d'iceux,
comme
d'eulx
mesmes,
mais
par
Christ
nostre
Seigneur:
par
la
grace
duquel,
eulx
aussi
ont
este
sauvez.
2)
Duquel
ilz
tiennent
et
recongnoissent
tout
merite.
Et
ne
fault
point
condemner,
si
aucun
par
devotion
et
piete,
et
par
un
ardeur
d'esprit,
en
la
commemoration
de
nostre
[fol.
45]
union
si
parfaicte
avec
eux
en
Christ,
appelle
iceux
sainctz,
mesme
nommement:
moyennant
que
ce
soit
hors
des
prieres,
qui
se
font
a
l'autel,
esquelles
l'oraison
doit
estre
dressee
au
seul
Dieu
le
Pere,
par
Christ,
comme
il
a
este
conclud
au
Concile
troisiesme
de
Carthage.
En
telle
sorte
toutesfoys,
q
ae
toute
nostre
fiance
soit
posee
au
seul
Iesus
Christ,
autheur
de
tout
bien,
et
que
rien
ne
soit
attribue
aux
sainctz
de
ce
qui
est
propre
a
Dieu.
Tant
seulement
qu'on
implore
les
sainctz
envers
Dieu,
tout
aussi
bien
que
nous
prions
ceux
qui
sont
encor
en
chair
avec
nous:
et
ce
pour
ayder
noz
prieres,
comme
estans
servi-
1)
Livre
XX.
Chap.
21.
2)
Note
marginale:
Les
protestans
ont
presente
sur
ceste
partie
et
sur
le
Paragraphe
suyvant
leur
e
script
des
sainctz,
signe
F.
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