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SUR
LE
PSEAUME
CXIX.
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de
droiture,
ou
iugement,
nous
avons
desia
declare
cy
dessus,
qu'il
ne
signifie
sinon
la
doctrine
qui
est
contenue
en
la
Loy
de
Dieu.
Et
mesmes,
combien
qu'il
use
yci
de
divers
mots,
si
est-ce
qu'il
tend
tousiours
a
une
mesme
fio.
Voyla
donc
ou
il
nous
faut
rapporter
les
droitures
de
Dieu
:
c'est
ascavoir,
que
ce
que
nous
lisons
en
sa
parole,
ce
qui
nous
est
presche,
que
nous
scachions
que
ce
sont
des
statuts
qui
sont
certains,
et
si
bien
reiglez
qu'il
n'y
a
que
redire:
qu'il
faut
donc
que
nostre
attente
et
nostre
esperance
soit
la.
Or
il
adiouste,
le
garderay
ta
Loy
tousiours,
a
iamais,
voire
a
iamais:
et
cheminer
ay
au
large,
car
i'ay
cerche
tes
commandemens.
Non
seulement
David
proteste
yci
de
sa
bonne
affection
et
integrite,
mais
il
monstre
le
fruit
qui
luy
reviendra,
quand
Dieu
l'aura
ainsi
secouru,
et
qu'il
aura
experimente
le
fruict
de
sa
foy.
Voyla
donc
comme
nous
devons
exposer
ce
passage,
Seigneur,
quand
ie
t'auray
cognu
mon
Sauveur,
et
que
ta
misericorde
m'aura
este
monstree
per
experience:
alors
ie
garderay
tant
mieux
ta
Loy.
Comme
s'il
disoit,
ie
seray
tousiours
conferme
en
ton
obeissance:
ce
me
sera"
autant
d'aide
pour
tousiours
m'advancer.
Comme
a
la
verite,
toutes
les
graces
que
nous
recevons
de
Dieu,
nous
conduisent
plus
loin:
ascavoir,
que
si
desia
nous
avons
este
en
bon
train,
que
cela
est
pour
nous
y
faire
continuer
et
nous
advancer
de
plus
en
plus,
iusqu'a
ce
que
nous
soyons
parvenus
au
but.
Il
est
vray
que
Dieu
en
nous
conduisant,
n'a
pas
regard
a
telle
recompense.
Car
il
s'en
passera
bien:
mais
c'est
a
nostre
usage
et
a
nostre
intsruction
que
cecy
est
dit.
Et
quand
nous
prions
Dieu,
il
faut
que
nous
cerchions
toutes
les
choses
qui
nous
peuvent
confermer,
a
ce
que
nous
ne
doutions
point
que
Dieu
exaucera
nos
requestes:
et
que
nous
scachions
aussi
a
quelle
fin
il
nous
faut
rapporter
les
biens
qu'il
nous
fait,
et
que
nous
recevons
de
sa
main.
Ainsi
donc
maintenant,
quand
David
dit,
je
garderay
ta
Loy
sans
fin,
a
iamais,
tousiours:
par
cela
nous
avons
a
noter,
que
selon
que
Dieu
nous
eslargit
de
ses
benefices,
que
nostre
foy
doit
estre
tant
plus
fortifiee
en
luy:
que
nous
devons
estre
tant
plus
fortifiez
en
luy,
que
nous
devons
estre
tant
plus
enflammez
d'un
vray
desir
et
zele
de
nous
adonner
a
luy
pleinement,
et
adherer
a
sa
iustice,
et
garder
sa
Loy
et
sa
Parole.
Et
pleust
a
Dieu
que
cecy
fust
bien
imprime
en
nostre
memoire.
Mais
quoy?
nous
voyons
l'ingratitude
qui
est
quasi
en
tous:
car
Dieu
ne
cesse
de
nous
bien
faire,
et
iournellement
il
nous
donnera
nouvelle
matiere
de
nous
fier
en
luy,
de
l'aimer
et
le
servir.
Mais
quoy
qu'il
face,
nous
ne
profitons
rien,
nous
sommes
tousiours
froids
comme
glace:
il
n'y
a
ne
zele,
ne
mesmes
nul
mouvement,
tellement
qu'il
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