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faillir:
voyla
ou
ie
m'atten.
C'est
ainsi
donc
que
nous
devons
ensuyvre
ceste
doctrine,
c'est
ascavoir,
quand
le
monde
d'un
coste
se
moquera
de
ce
que
nous
avons
este
trop
faciles
a
croire
a
Dieu,
que
Satan
taschera
de
nous
divertir
de
ceste
certitude
que
nous
avons
eue:
que
neantmoins
nous
ne
laissions
point
de
dire,
Seigneur,
c'est
toy
qui
as
parle,
c'est
a
toy
que
ie
me
suis
attendu.
Seigneur,
que
tu
me
faces
selon
ta
Parole.
Au
reste,
comme
nous
avons
a
reduire
en
memoire
les
promesses
de
Dieu,
lorsque
nous
sommes
assaillis
par
Satan
et
par
les
meschans,
notons
aussi
(comme
il
a
este
traitte
par
cy
devant)
que
c'est
la
ou
il
nous
faut
fonder
toutes
nos
requestes:
que
si
nous
voulons
prier
Dieu
sans
feintise,
et
obtenir
ce
que
nous
demandons,
qu'il
ne
faut
point
que
nous
prions
en
l'air,
pour
dire,
Seigneur,
ie
te
fay
une
telle
priere,
pource
que
ie
voudroye
qu'ainsi
fust.
Oar
ce
seroit
une
temerite,
et
une
audace
trop
grande*
de
penser
assuiettir
Dieu,
et
le
brider
a
nostre
vouloir,
et
le
requerir
qu'il
fist
selon
nostre
appetit:
mais
il
faut
que
sa
parole
nous
conduise,
et
qu'elle
nous
esclaire,
que
nous
rapportons
tout
a
icelle,
et
que
nous
y
soyons
appuyez.
Voyla,
di-ie
en
quoy
nos
prieres
sont
approuvees,
ascavoir,
quand
nous
ne
prierons
point
Dieu
selon
que
bon
nous
semblera,
mais
que
nous
serons
munis
de
ce
qu'il
nous
a
promis.
Et
c'est
aussi
en
quoy
nous
differons
d'avecques
les
Payens
et
incredules.
Car
nous
voyons
que
les
Turcs,
et
tous
les
idolatres
prieront
bien
Dieu.
Mais
en
quelle
sorte
sera-ce?
A
l'adventure:
tellement
qu'ils
ne
scavent
comme
ils
en
sont.
Or
au
contraire,
il
faut
que
nous
y
venions,
estans
certains
d'estre
exaucez.
Et
d'ou
procedera
ceste
certitude?
si
nous
n'avons
la
verite,
laquelle
alle
devant,
pour
dire,
Voy
ci
le
Seigneur
qui
nous
appelle
a
soy?
Et
quand
nous
venons
a
luy,
ce
n'est
point
d'une
folle
presomption:
mais
nous
y
venons
ainsi
comme
il
nous
l'a
commande.
Voyla
doncques
ce
que
nous
avons
encores
a
noter
en
ce
passage,
quand
David
met
yci
en
avant
les
promesses
de
Dieu,
par
lesquelles
il
s'estoit
oblige
a
luy:
Seigneur,
dit-il,
fay-moy
selon
ta
Parole.
Or
maintenant
il
y
a
encores
un
article,
lequel
est
bien
utile
:
c'est
ascavoir,
apres
que
nous
serons
asseurez,
que
Dieu
nous
-a
promis
de
faire
ce
que
nous
luy
demanderons,
qu'il
ne
faut
plus
que
nous
soyons
en
doute
s'il
en
sera
ainsi:
mais
que
la
chose
nous
soit
du
tout
conclue,
que
nous
la
tenions
certaine.
Car
quand
Dieu
parle
a
nous,
il
est
certain
qu'il
ne
nous
veut
point
frustrer:
il
ne
nous
donnera
point
de
belles
paroles,
ainsi
que
les
hommes
tromperont
souventesfois,
et
seront
assez
larges
en
la
bouche,
mais
la
main
sera
close
cependant.
Or
Dieu
n'est
pas
ainsi.
Venons
donc
nous
presenter
a
luy,
sans
nous
desfier.
Avons-
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