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ACTES
DE
KATISBONNE.
Christ
approuve
es
cieux
ce
qu'en
son
Nom
son
ministre
faict
en
terre.
Et
d'autant
que
la
puissance
des
clefz
s'estend
plus
loing',
que
a
la
remission
des
pechez,
a
ceste
cause
puis
apres
nous
en
parlerons
plus
amplement.
H
fault
aussi
enseigner
touchant
satisfaction,l)
que
celle
qui
est
propiciatoire
de
la
coulpe,
abolissante
1a
peine
eternelle,
doit
estre
attribuee
a
Christ
seul.
Et
que
la
satisfaction
canonique,
qui
peult
estre
dicte
castigatoire,
receue
des
Curez,
et
ceux
qui
ont
l'administration
des
Sacremens,
et
accomplie
en
foy,
destruit
les
causes
des
pechez
preteritz,
et
remedie
aux
reliques
de
peche.
Aussi
qu'elle
oste
ou
adoulcit
la
peine
temporelle,
finablement
qu'icelle
sert
pour
exemple.
Or
quand
a
la
reservation
des
peines,
il
n'y
[fol.
37l
a
nul
qui
la
congnoisse,
sinon
que
Iesus
Christ,
auquel
le
Pere
a
donne
tout
iugement.
Et
pourtant
il
fault
laisser
au
seul
Dieu
l'inquisition
et
iugement
parfaict
des
dictes
peines.
Du
Sacrement
de
Mariage.
Le
Sacrement
de
Mariage
est
particulier
aux
Chrestiens
seulement,
qui
congnoissent,
que
Mariage,
qui
est
ioinct
et
contract
au
Nom
de
Dieu
et
de
Christ,
est
une
coniunction
saincte
et
approuvee,
entre
un
seul
homme
et
une
seule
femme,
confirmee
par
la
benediction
et
consecration
de
Christ:
ce
qui
n'est
pas
ainsi
au
Mariage
des
infideles.
Car
Christ
ayant
abolie
la
separation
iudaique,
que
Moyse
avait
permis
a
ceste
nation,
pour
la
durete
de
leurs
coeurs,
a
restitue
le
Mariage
en
sa
premiere
purete
(Matth.
19,
8):
lequel
aussi
il
a
voulu
estre
un
signe
sacre
de
ceste
coniunction
excellente,
de
soy
et
de
son
Eglise
(Ephes.
5,
32).
Or
la
promesse
de
ce
sacrement
gist
en
la
parolle
de
Christ,
quand
il
dict:
Celuy
qui
a
faict
du
commencement
l'homme,
il
les
a
faictz
masle
et
femelle
et
a
dict'
A
ceste
cause
l'homme
delaissera
pere
et
mere,
et
sera
adioinct
a
sa
femme,
et
seront
deux
en
une
chair,
parquoy
ce
ne
sont
plus
deux,
mais
une
chair.
Donc
que
l'homme
ne
separe
point
ce
que
Dieu
a
conioinct.
Et
un
peu
apres
:
Moyse
vous
a
permis
de
laisser
vos
femmes
pour
la
durete
de
vostre
coeur,
mais
il
n'a
pas
este
ainsi
du
commencement.
Parquoy
quiconque
delaissera
sa
femme,
sinon
que
a
cause
d'adultere,
et
en
prendra
une
aultre,
il
paillarde.
Ce
que
l'Apostre
expose
quand
il
dict
(1
Cor.
7,
10):
Ie
commande
a
ceux
qui
sont
conioinctz
par
Mariage,
non
pas
moy,
mais
le
Seigneur,
que
la
femme
de
se
departe
point
du
mary;
que
si
elle
s'en
depart,
qu'elle
demeure
1)
Note
marginaie.
De
satisfaction
les
protestans
ont
presente
leur
escript,
signe
D.
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