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soyons
a
iceluy
conioinctz,
non
seulement
spirituellement,
ains
corporellement:
et
faictz
oz
de
ses
oz,
chair
de
sa
chair:
estans
faictz
certains,
qu'en
iceluy
Iesus
Christ
nous
avons
receu
remission
des
pechez
et
au
Sacrement
vertu
d'estaindre
la
concupiscence
adherente
en
noz
membres:
ce
qui
est
veritablement
un
tres
doulx
gage
de
remission
des
pechez,
vie
eternelle,
et
societe
avec
Dieu,
a
nous
promise
et
offerte
en
Christ.
Du
Sacrement
de
Penitence
et
d'Absolution.
Nous
lisons
la
parolle
de
ce
Sacrement
en
l'Evangile
S.
Matthieu
(18,
18):
Ce
que
vous
lierez
sur
terre,
sera
lie
es
cieux,
et
ce
que
vous
deslierez,
sera
deslie
es
cieux.
Et
en
S.
Iehan
(20,
23):
Apres
que
Iesus
eust
dict
ces
choses,
il
souffla
en
ses
Apostres
et
leur
dist:
Recevez
le
S.
Esprit:
desquelz
vous
remettrez
les
pechez,
ilz
seront
remiz,
et
desquelz
vous
les
retiendrez,
ilz
seront
retenuz.
Laquelle
parolle
est
certes
pleine
et
abondante
en
toute
doulceur,
par
laquelle
les
consciences
de
ceux
qui
sont
tombez
apres
le
Baptesme,
sont
merveilleusement
dressees:
auxquelles
les
Novatiens,
par
voix
f
fol.
36
j
blasphematoire
a
l'encontre
de
la
misericorde
de
Dieu,
ont
afferme,
que
Penitence
ne
devoit
point
estre
donnee
en
l'Eglise.
Or
l'element
est
ceste
maniere
exterieure,
par
laquelle
Absolution
en
la
parolle
de
Christ
est
donnee
et
receue.
Et
pource
que
les
Prestres
en
ce
Sacrement
exercent
l'office
dc
medecins
spirituelz:
desquelz
le
devoir
est
de
deslier
les
consciences
prinses
es
laqz
de
pechez
et
de
vices
:
aussi
de
soublever
et
consoler
icelles
pressees
par
la
pesanteur
de
Tire
de
Dieu:
a
ceste
cause
on
se
doit
confesser,
a
tout
le
moins
des
pechez
mortelz,
desquelz
on
se
sent
coulpable
et
qui
tiennent
en
soucy
ei
torment
la
conscience.1)
C'est
aussi
une
chose
iuste
et
saincte,
qu'un
chascun
se
soubmette
soubz
la
guarison
de
son
Pasteur,
a
tout
le
moins
une
foys
l'an:
a
celle
fin
qu'iceluy
Pasteur
considere
la
foy
et
conversion
de
celuy
qui
se
confesse:
et
qu'il
remedie
aux
maladies
et
applique
medecine
salutaire,
selon
la
prudence
spirituelle
et
prudent
iugement,
en
l'informant
de
la
parolle
de
Dieu.
Car
a
ce
propos
tend
la
similitude
du
Samaritani
(Luc
10,
30
ss.):
Or
la
vertu
de
ce
Sacrement
est
qu'on
entende
sans
en
rien
doubter,
que
ceux
qui
par
tel
signe
sont
absoulz
des
pechez,
desquelz
legitimement
ilz
se
sont
confesse,
estant
reconciliez
a
l'Eglise:
qu'iceux
(dis-ie)
sont
delivrez
des
liens
de
peche,
et
1)
Note
margmale:
Sur
cecy
les
Protestans
ont
presente
leur
escript,
signe
C.
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