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faict
par
l'Esprit
de
regeneration
d'enfant
d'ire,
enfant
de
Dieu
(Tite
3,
6):
mourir
et
estre
ensepvely
avec
Christ,
et
avec
iceluy
ressusciter
en
renouvellement
de
vie,
estans
faictz
participans
[fol.
33]
de
sa
mort
et
de
sa
resurrection,
commenceans
en
nous
une
vie
nouvelle,
et
ce
non
par
nostre
force,
ains
par
la
vertu
divine,
par
laquelle
aussi
il
est
ressuscite.
Or
le
Baptesme
donne
iustification
et
d'icelle
nous
rend
entierement
asseurez
:
ainsi
que
tesmoingne
l'Apostre
S.
Paul:
Quiconque
(dit-il)
estes
baptizez
en
Christ,
vous
avez
vestu
Christ
(G-al.
3,
27).
Ceste
vertu
du
Baptesme
nous
doit
revenir
en
memoire,
et
estre
exercee
tout
le
temps
de
nostre
vie,
a
celle
fin
que
l'homme
Chrestien
meure
a
cestuy
usage
mortel,
et
qu'en
renonceant
au
monde
et
au
Diable,
il
renonce
a
soymesme,
respirant
en
Dieu
et
en
iceluy
meditant
nouvelle
vie,
iusque
a
ce,
que
ce
corps
mortel
reveste
immortalite:
et
que
la
chair
ensepvelye
par
infirmite
ressuscite
en
gloire
(1
Cor.
15,
53).
Car
le
Baptesme
est
le
gage
et
representation
de
la
resurrection:
non
seulement
spirituelle,
mais
aussi
de
celle
de
la
chair,
qui
est
future.
Comme
sainct
Ambroyse
monstre
sur
le
sixiesme
chapitre
des
Romains.
IL
fault
aussi
enseigner,
que
l'Eglise
a
receu
commandement
des
Apostres,
touchant
le
Baptesme
des
enfans:
et
que
non
seulement
la
grace
est
necessaire
a
salut,
pour
ceux
qui
sont
en
eage,
ains
aussi
pour
les
petiz,
entant
qu'en
iceux
sont
les
souilleures
naturelles
de
peche
qui
doivent
estre
abolies
par
l'eaue
et
Esprit.
Selon
ce
dict
de
l'Evangile:
Si
aucun
n'est
regenere
d'eaue
et
d'Esprit
etc.
Il
est
aussi
tout
notoire,
que
a
iceux
appartient
la
promesse
de
l'Evangile,
laquelle
ne
peult
aucunement
appartenir
a
ceux
qui
ne
sont
receuz
en
l'Eglise,
que
par
le
Baptesme.
Parquoy
ces
estourdiz
Anabaptistes
sont
a
condamner,
qui
n'approuvent
point
le
Baptesme
des
petiz:
affermans
qu'iceux
sans
le
Baptesme
peuvent
estre
sauvez.
Du
Sacrement
de
Confirmation.
Apres
le
Baptesme
s'ensuyt
le
Sacrement
de
Confirmation:
lequel
encor
qu'il
ne
soit
de
necessite
a
salut:
toutesfoys
il
est
fonde
sur
la
parolle
de
Dieu:
par
laquelle
est
promis,
que
le
[fol.
34]
Pere
donnera
son
S.
Esprit,
a
ceux
qui
Ten
requerront.
Or
l'element
est
l'imposition
des
mains:
a
laquelle,
mesme
du
temps
des
Apostres,
le
S.
Esprit
sensiblement
descendoit
sur
les
fideles.
Puis
apres
que
ce
don
special
de
diversite
des
langues
n'estoit
ia
plus
necessaire
pour
confirmer
la
foy,
entant
que
l'Eglise
estoit
amplifiee,
toutesfoys
l'imposition
des
mains
demoura,
et
aussi
par
authorite
Ecclesiastique,
le
signe
d'unction
a
este
adioinct,
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