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luy
establisse
sa
parole,
voire
adioustant
qu'il
est
a
la
crainte
de
Dieu,
il
conferme
les
requestes
qu'il
avoit
faites
cy
dessus.
Or
nous
devons
tousiours
avoir
cest
article
en
memoire,
quand
il
est
question
de
prier
Dieu,
que
nous
soyons
fondez
sur
ses
promesses.
Que
nous
ne
luy
demandions
rien,
sinon
que
desia
nous
soyons
asseurez
qu'il
nous
le
veut
donner,
et
qu'il
l'a
promis
de
son
bon
gre,
sans
en
estre
requis.
Car
ce
seroit
une
folle
temerite
aux
hommes
de
se
presenter
a
Dieu,
et
faire
une
demande
a
leur
appetit:
mais
il
faut
que
Dieu
nous
aii
prevenu
et
qu'il
ait
parle
le
premier.
Sur
cela
donc
nous
pouvons
estre
asseurez
pour
le
prier
quand
nous
avons
sa
Parole.
Suyvant
laquelle
raison
David
apres
avoir
fait
les
requestes
que
nous
avons
ouyes,
adiouste,
Seigneur,
estably
ta
parole
a
ton
serviteur.
Comme
s'il
disoit,
Seigneur,
ie
ne
demande
rien
sinon
ce
que
tu
m'as
promis.
Et
voyla
qui
me
donne
une
telle
hardiesse
de
venir
a
toy,
scachant
que
tu
es
fidele,
et
que
tu
me
feras
comme
tu
m'as
promis.
Parquoy
comme
les
promesses
de
Dieu
doyvent
donner
l'entree
en
nos
prieres,
et
aller
tousiours
devant:
aussi
apres
que
nous
l'aurons
prie,
reduisons
en
memoire
ses
mesmes
promesses,
afin
d'estre
asseurez
que
ce
ne
sera
point
en
vain
que
nous
le
requerrons.
Pourquoy?
d'autant
que
Dieu
s'est
oblige
a
nous
de
son
bon
gre,
il
n'y
a
nulle
doute
que
nous
ne
serons
point
frustrez,
attendans
qu'il
accomplisse
ce
qu'il
a
dit:
car
il
ne
nous
peut
faillir.
Voyla
donc
ce
qui
est
du
commencement
de
ce
verset.
Or
quand
David
dit
qu'il
est
a
la
crainte
de
Dieu,
ce
n'est
pas
qu'il
luy
vueille
yci
alleguer
ses
merites:
mais
c'est
pour
monstrer
qu'il
a
suyvi
la
vocation
en
laquelle
il
estoit
appelle:
et
neantmoins
il
declare
qu'il
ne
pouvoit
pas
cheminer
en
la
crainte
de
Dieu,
sinon
par
Ja
vertu
de
son
sainct
Esprit,
cela
luy
estoit
en
usage.
Et
ainsi
nous
en
faut-il
faire.
Que
si
nous
avons
quelque
bon
zele
en
nous,
il
ne
faut
pas
nous
en
glorifier.:
car
qu'est-ce
qu'il
y
a
du
nostre:
comme
dit
sainct
Paul.
Qui
est-ce
qui
nous
separe,
que
nous
ne
soyons
pareils
aux
plus
meschans?
cela
vient
il
de
nostre
nature?
il
est
bien
certain
que
non.
Il
faut
donc
que
Dieu
y
ait
mis
la
main.
Et
ainsi,
autant
de
bien
qu'il
y
a
en
nous,
ce
nous
est
tesmoignage
de
la
bonne
volonte
que
Dieu
nous
porte,
et
qu'il
veut
estre
nostre
pere
et
Sauveur.
Voyla
pourquoy
David
met
cecy
en
avant,
comme
s'il
se
vouloit
ratifier
les
promesses
de
Dieu.
Or
il
conclud,
Oste
l'opprobre
que
i'ay
craint,
car
tes
ordonnances
sont
bonnes.
Voyci
fay
desire
tes
commandemens}
vivifie
moy
en
ta
iustice.
Nous
ne
scaurons
pas
quel
est
l'opprobre
duquel
parle
David,
sinon
que
nous
regardions
a
quoy
il
a
tendu
par
cy
devant,
et
quel
est
encores
son
but:
c'est
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