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ACTES
DE
BATISBONNE.
union
de
doctrine
ny
accord
avec
[fol.
29]
les
Escriptures
ne
pourra
deffaillir
a
l'Eglise.
Lesquelles
deux
choses
sont
les
marques
de
l'Esprit,
qui
est
appelle
Esprit
d'union
non
de
dissension,
tout
ainsi
qu'il
est
le
vray
autheur
et
dictateur
de
toute
vraye
interpretation,
et
de
toute
ordonnance
salutaire.
Cestuy
consentement
ecclesiastique
est
aussi
approuve
par
la
sainctete
des
gens
craignans
Dieu,
miracles
et
sang
des
Martyrs.
Quant
au
reste
les
Eglises
particulieres
ont
bien
l'authorite
de
conferer
les
Escriptures,
et
de
les
visiter
diligemment,
et
mesme
de
les
interpreter,
en
telle
sorte
toutesfoys
que
cela
ne
bataille
point
contre
ce
perpetuel
accord
de
l'Eglise
(Iean
5,
39;
Act.
17,
l
l
)
:
et
mesme
quand
les
opinions
sont
diverses,
une
Eglise
particuliere
se
doit
rapporter
a
plusieurs
et
plus
grandes,
et
finablement
quand
la
necessite
le
requerra,
plusieurs
doivent
remettre
la
diffinition
a
l'Eglise
iiniverselle,
ce
qui
se
doit
faire
par
assemblees,
lesquelles
conviendront
es
Conciles:
desquelz
les
uns
sont
Episcopaulx,
les
aultres
Provinciaux,
les
aultres
Nationaux,
et
les
aultres
universelz.
Voyci
ce
que
nous
avons
a
dire
touchant
la
premiere
marque
de
l'Eglise,
qui
est
la
parolle.
Des
Sacremens.
La
seconde
enseigne,
par
laquelle
la
vraye
Eglise
est
congneue
d'entre
les
aultres,
sont
les
Sacremens
et
l'usage
legitime
d'iceux:
car
nous
trouvons
que
les
Sacremens
ont
este
instituez
par
authorite
divine,
principalement
pour
deux
causes;
l'une
a
celle
fin
qu'ilz
fussent
signes
et
comme
marques
d'alliance
de
ceste
grande
congregation,
qui
est
l'Eglise.
Car
comme
dit
S.
Augustin,
en
nulle
Religion,
soit
vraye
ou
faulse,
les
hommes
ne
se
peuvent
ioindre
ensemble,
sinon
qu'ilz
s'assemblent
par
quelque
concordance
de
signacles,
ou
de
Sacremens
visibles.
Parquoy
nostre
seigneur
Iesus,
nous
mettant
sus
un
ioug
doulx,
et
un
fardeau
legier,
par
Sacremens,
qui
sont
en
bien
petit
nombre,
et
tresfaciles
a
observer,
mais
en
signification
tresexcellens,
a
lie
et
conioinct
ensemble
la
societe
de
[fol.
30]
son
peuple
nouveau.
L'aultre
cause
est,
a
celle
fin
qu'ilz
soient
signes
certains
et
efficaces
de
la
volunte
et
bonte
de
Dieu
envers
nous,
et
par
ainsi
ilz
ne
sont
par
signes,
pour
seulement
signer,
ains
pour
sanctifier,
et
nous
rendre
certains
de
la
grace
receue,
pour
exciter
aussi
la
foy
en
nous,
et
pour
nous
provoquer
et
enhorter
a
dilection
les
uns
envers
les
aultres,
et
a
conditions
sainctes
et
Chrestiennes.
Donc
Sacrement
est
bien
ainsi
descript,
que
iceluy
est
signe
visible
de
l'invisible
grace
de
Dieu.
Car
ce
signe
est
de
telle
nature,
que
ainsi
qu'il
se
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