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receue
en
l'Eglise,
moyennant
qu'elle
soit
accordante
aux
Escriptures.
Parquoy
nous
devons
obtemperer
a
ce
vray
et
perpetuel
accord,
auquel
les
conciles,
et
les
peres
rendent
tesmoignaige
conforme:
mais
en
telle
sorte
que
l'Eglise
veult
qu'on
lay
obeysse.
Car
il
y
a
encor
difference
entre
les
choses,
qui
nons
sont
enseignees
par
commun
consentement:
entant
qu'aucuns
articles
sont
du
tout
necessaires,
les
aultres
non
pas
ainsi:
lesquelz
ayans
este
instituez
selon
la
condition
des
temps,
se
peuvent
changer.
Et
pourtant
nous
devons
prendre
ce
commun
accord
selon
la
maniere
qu'il
parle
a
nous,
et
en
la
mesme
fin
a
laquelle
il
tend,
de
peur
que
nous
ne
hurtions
es
Escriptures,
[fol.
28]
confondans
les
opinion??et
instructions:
lesquelles
Basile
appelle
coustumes
sans
escriptures,
avec
les
enseignemens
necessaires.
Car
il
n'est
pas
raisonnable,
qu'on
eust
autant
d'esgard
a
la
deffense
qui
estoit
faicte
de
non
manger
de
sang
suffoque,
que
a
celle
qui
estoit
de
se
contregarder
de
paillardise:
combien
que
l'un
et
l'aultre
fust
ordonne
d'une
mesme
authorite,
et
que
longtemps
apres
en
l'Eglise
par
commun
accord
de
tous
ait
este
receu,
et
mesme
estably
par
les
Canons
des
Conciles.
Car
on
a
regarde
que
cela
estoit
necessaire
pour
un
temps.
Parquoy
sans
preiudice
de
la
Religion,
il
a
prins
fin,
et
a
este
mis
hors
du
siege,
mais
c'est
une
chose
perpetuelle,
qui
est
expressement
deffendue
en
la
loy
de
Dieu,
scavoir
est,
que
les
paillardz
ny
adulteres,
ne
possederont
point
le
Royaume
de
Dieu
(Act
15,
29;
1
Cor.
6,
10).
Au
surplus,
la
ou
ceux
qui
escrivent,
sont
de
diverse
opinion,
le
lecteur
et
auditeur
a
son
libre
iugement,
pour
approuver
ou
reprouver,
en
sorte
toutesfoys,
que
personne
ne
se
doit
trop
legierement
fier
en
son
sens,
ains
en
choses
doubteuses,
il
doit
plustost
desirer
d'estre
enseigne
que
d'enseigner,
et
quand
il
semblera
estre
necessaire,
des
choses
ambigues,
on
doit
rapporter
le
iugement
a
l'Eglise,
selon
le
dict
de
l'Apostre:
les
aultres
en
iugent
(1
Cor.
14,
29).
Car
les
espritz
doivent
estre
esprouvez
et
discernez
par
l'Eglise,
et
ne
fault
pas
tout
soudain
laisser
interpreter
les
escriptures
a
un
chascun
selon
son
appetit,
car
en
icelles
sont
plusieurs
choses
difficiles
a
entendre
(2
Pierre
3,
16).
Il
fault
donc
bien
discerner
l'universel
consentement
de
l'Eglise
universelle,
et
des
Vrays
Conciles
generaux,
esquelz
de
longtemps
toutes
les
Eglises
se
sont
accordees,
separans
l'authorite
d'iceux
d'avec
l'authorite
des
Eglises
et
conciles
particuliers.
Car
cestuy
accord
universel
et
convenance
admirable
en
une
mesme
doctrine
a
cecy
propre
en
soy,
c'est
qu'il
se
fault
du
tout
arrester
a
l'interpretation
d'icelle,
a
cause
qu'elle
se
fonde
et
appuye
sur
enseignes
infallibles
qui
sont
promesses
divines,
touchant
l'Esprit
de
verite,
par
lequel
iamais
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