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le
total.
Mais
en
premier
lieu,
notons
qu'en
mettant
a
l'opposite
de
l'observation
des
commandemens
de
Dieu,
ce
qu'il
cognoissoit
y
estre
repugnant:
il
a
voulu
declarer
que
nous
sommes
preoccupez
de
tant
de
vices
et
de
cupiditez,
que
c'est
pitie.
Et
de
fait,
quels
sont
les
appetis
des
hommes?
Quand
on
aura
bien
tout
espluche,
on
n'y
trouvera
sinon
une
contrariete
pour
resister
a
Dieu.
Car
autant
de
pensees
et
d'affections
qui
sont
aux
hommes,
ce
sont
autant
de
gens
d'armes
qui
bataillent
a
l'encontre
de
Dieu.
Ainsi
donc,
David
cognoit
qu'il
ne
peut
pas
servir
a
Dieu,
iusqu'a
ce
qu'il
soit
purge
de
ses
mauvais
appetits,
et
cupiditez
vicieuses:
et
pourtant
il
demande
que
Dieu
luy
oste
ceste
perversite
qu'il
sent
en
soy,
d'estre
trop
adonne
a
l'avarice,
et
aux
autres
choses
semblables.
Voyla
un
item.
Ainsi,
quand
nous
voudrons
suyvre
Dieu,
apprenons
que
nous
ne
le
pourrons
pas
faire
sans
combat:
c'est
a
dire,
iusques
a
ce
que
toutes
nos
passions
soyent
amorties.
Car
iamais
nostre
coeur
ne
se
tangera
la
droitement,
iusqu'a
ce
que
nostre
nature
soit
tenue
captive.
Il
est
vray,
que
nous
ne
devons
point
servir
a
Dieu
par
force,
ne
par
contrainte.
Voire,
mais
regardons
un
peu
comment
nous
le
servons.
Est-ce
que
nous
y
soyons
enclins
de
nous-mesmes?
Helas!
nenny,
iusques
a
tant
qu'il
nous
ait
donne
une
volonte
nouvelle.
Car
cependant
que
nous
demeurons
en
nostre
naturel,
tous
nos
sens
nous
incitent
a
mal:
tellement
que*
comme
i'ay
dit,
nous
ne
servirons
iamais
a
Dieu,
qu'en
captivant
toutes
nos
affections,
et
les
tenant
la
comme
prisonnieres:
afin
que
nous
ne
soyons
point
empeschez
de
suyvre
ce
que
Dieu
nous
ordonne.
Venons
au
second
Item.
D'autant
qu'il
y
a
des
vices
qui
sont
plus
grans
les
uns
que
les
autres,
et
puis
que
chacun
peut
estre
adonne
a
un
vice
plus
qu'a
un
autre
:
faisons
bon
guet,
estans
attentifs
et
sur
nos
gardes.
S'il
y
a
quelqu'un
qui
sente
un
vice
regner
en
soy,
qu'il
scache,
Voyci
un
combat
qui
m'est
appreste:
et
que
chacun
en
son
endroit
face
le
semblable.
Comme
quoy?
Si
un
homme
a
grande
multitude
de
gens
avec
luy,
il
baillera
a
chacun
sa
tasche:
il
ordonnera
a
cestuy-
ci
une
chose,
a
l'autre
une
autre,
et
faut
qu'un
chacun
s'employe
ou
il
est
ordonne.
Autant
en
est-il
en
une
armee:
Les
uns
sont
a
l'artillerie,
les
autres
sont
haquebutiers,
les
autres
gens
de
cheval,
les
autres
piquiers,
ou
autrement.
Or
il
faut
qu'un
chacun
regarde
a
quoy
il
se
doit
appliquer,
et
que
c'est
qu'on
attend
de
luy.
Ainsi
en
est-il
de
nous
quand
un
vice
nous
fait
la
guerre:
car
c'est
autant
comme
si
Dieu
nous
adressoit
la
pour
nous
y
exercer,
afin
que
nous
bataillions
a
l'encontre.
Il
est
vray
qu'il
n'y
a
celuy
qui
n'ait
une
semence
de
tout
mal
en
soy,
c'est
un
abysme
ou
nous
sommes
tous
confondus:
mais
encores,
comme
i'ay
desia
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