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ACTES
DE
RATISBONNE.
et
au
commun
accord
de
tous
ceux
qui
craignent
Dieu,
qui
est
la
testification
universelle
du
8.
Esprit,
firmament
de
verite:
comme
dict
l'Apostre
a
ce
propoz
(1
Tim.
3,
15),
que
l'Eglise
est
la
colomne
et
establissement
de
verite.
Car
l'authorite
souveraine
d'interpreter
les
Escriptures,
a
laquelle
n'est
licite
de
contredire,V
ne
gist
point
en
chascun
membre
particulierement,
mais
en
tout
le
corps
de
l'Eglise:
laquelle
non
seulement
a
separe
les
livres
naturelz
de
la
saincte
Escripture
d'avec
ceux
qui
estoient
faulsement
mis
au
lieu
d'iceux:
mais
aussi
nous
a
enseigne
la
vraye
et
naturelle
interpretation
d'icelle
saincte
escripture
en
poinctz
necessaires.
Comme
ce
que
nous
confessons,
que
c'est
une
mesme
nature
et
essence
du
Pere,
Filz
et
du
8.
Esprit,
en
trois
personnes,
et
qu'en
Christ
n'y
a
qu'une
personne,
et
deux
natures.
Telles
et
plusieurs
aultres
choses,
sont
plus
expliquees
par
l'interpretation
des
Escriptures,
qu'elles
ne
sont
exprimees
par
les
propres
parolles
d'icelles:
toutesfoys
en
tant
quelles
estoient
enveloppees
es
parolles
de
l'escripture,
toute
l'Eglise
Catholique
les
a
receues.
De
la
vient
qu'Athanaise
dict,
que
la
coustume
de
la
discipline
Ecclesiastique
est
tousiours
telle
que
si
d'aventure
quelque
nouvelle
doctrine
des
heretiques
s'eslieve,
pour
obvier
aux
nouveaultez
des
questions
inusitees,
qu'elle
change
les
vocables
des
noms,
les
choses
tousiours
permanentes,
[fol.
27]
sans
aucune
mutation,
et
que
iceux
vocables
plus
clairement
expriment
les
natures
des
choses,
lesquelles
toutesfoys
conviennent
aux
vertuz
des
causes
existentes
et
demonstrent
plus
qu'elles
ont
este
d'antiquite,
qu'ilz
ne
mettent
aultre
mesure
de
nouveau.
Iusque
icy
ledict
Athanaise
a
parle.
Et
Irenee
dit
une
belle
sentence,
quand
il
dit
ainsi:
S'il
y
a
quelque
doubte
sur
une
question,
il
fault
avoir
recours
aux
Eglises
les
plus
anciennes:
esquelles
les
Apostres
ont
converse,
et
d'icelles
prendre
la
certitude
touchant
la
question.
Car
(comme
il
dit
puis
apres)
si
mesme
les
Apostres
ne
nous
eussent
laisse
escriptures,
ne
nous
eust
il
pas
faillu
suyvir
l'ordre
de
la
doctrine,
laquelle
ilz
ont
enseigne
a
ceux
auxquelz
ilz
donnoient
charge
des
Eglises?
Auquel
mesme
les
Barbares
se
sont
accordez,
ayant
en
leurs
coeurs
leur
salut
escript
sans
encre,
et
ce
par
l'esprit.
Or
il
est
tout
clair
et
manifeste,
que
les
tesmoings
idoynes
de
ceste
authorite,
laquelle
l'Eglise
obtient
quand
a
l'interpretation
de
l'Escripture,
qui
gist
au
commun
et
universel
accord
de
l'Eglise
en
toutes
choses:
sont
premierement
les
conciles,
puis
apres
les
escrivains
Ecclesiastiques
de
tout
temps,
i'entend
de
ceux
qui
ne
sont
point
de
foy
suspecte,
quand
ceux
tous
d'un
accord
nous
instruisent
et
enseignent,
quelque
doctrine
estre
procedee
des
Apostres,
et
ainsi
parvenue
a
nous,
et
avoir
este
tousiours
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