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CINQUIEME
SERMON
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apres
nous
avoir
donne
le
vouloir,
il
faut
qu'il
donne
aussi
le
parfaire,
ainsi
que
dit
sainct
Paul:
et
quil
face
tout,
non
point
pour
remunerer
ce
bon
vouloir,
ou
quelque
bonne
preparation
qui
soit
en
nous,
mais
qu'il
le
face
selon
son
bon
plaisir,
c'est
a
dire,
d'une
misericorde
gratuite.
Et
au
reste,
advisons
aussi
de
nostre
coste,
quand
nous
voudrons
obtenir
une
telle
grace
de
Dieu:
c'est
ascavoir,
qu'il
nous
meine
en
la
voye
de
ses
sentiers,
que
nostre
coeur
soit
la
que
nous
ne
soyons
point
si
mal-heureux
d'abandonner
Dieu,
de
le
despiter,
et
d'esteindre
ceste
clarte
qu'il
aura
mise
en
nous.
Car
autrement,
si
nous
sommes
tousiours
addonnez
aux
vanitez
de
ce
monde,
comme
nous
avons
accoustume,
et
que
nous
ne
tenions
conte
de
toutes
les
graces
que
Dieu
nous
fera:
c'est
bien
raison,
qu'il
nous
en
prive,
et
qu'il
nous
en
destitue,
voire
et
qu'il
retire
son
Esprit
de
nous,
encores
qu'auparavant
nous
en
ayons
este
illuminez.
Ii
adiouste
consequemment,
Encline
mon
coeur
a
tes
tesmoignages
j
et
non
point
a
V
avarice.
Yci
nous
voyons
comme
desia
il
a
este
expose,
qu'il
faut
que
Dieu
gouverne
toutes
les
parties
de
l'homme
:
que
ce
n'est
point
assez
qu'il
luy
donne
bon
esprit
a
ce
qu'il
puisse
iuger
et
discerner
ce
qui
est
bon,
mais
il
faut
aussi
que
son
courage
y
soit
attache.
Il
a
dit
auparavant,
Donne-moy
esprit:
et
maintenant,
Encline
mon
coeur
a
tes
tesmoignages.
Et
pourquoy
encliner?
Notons
que
c'est
l'office
de
"Dieu,
d'encliner
nos
coeurs
a
ses
ordonnances,
ou
autrement,
ils
tireront
tout
au
rebours.
Car
si
nous
estions
disposez
de
nous-mesmes
a
cheminer
selon
Dieu,
pour
retenir
et
concevoir
tout
le
contenu
de
sa
Parole,
David
ne
luy
feroit
point
ceste
requeste,
ou
il
parleroit
en
fiction
et
mensonge.
Quand
doncil
demande
a
Dieu,
qu'il
encline
son
coeur
a
bien:
c'est
autant
comme
s'il
confessoit,
Seigneur,
il
n'est
point
en
moy
ny
en
nulle
creature
mortelle,
de
cheminer
comme
tu
commandes:
car
nos
coeurs
sont
pervers
du
tout.
Il
n'y
a
en
nous
que
rebellion
contre
toy,
et
iamais
nous
ne
cheminerons
en
ton
obeissance,
iamais
nous
ne
pourrons
nous
y
renger,
sinon
que
tu
y
mettes
la
main,
et
que
tu
enclines
la
nos
courages.
Nous
voyons
donc
quelle
est
la
condition
de
la
nature
humaine,
et
sa
rebellion
a
l'encontre
de
Dieu,
iusqu'a
tant
qu'il
ait
amolli
ceste
durte
qui
est
en
nous,
et
que
nous
ayons
apprins
de
porter
son
ioug:
brief,
que
nous
ayons
les
coeurs
tellement
abbatus
et
humiliez,
que
nous
apprenions
de
hayr
le
mal,
et
de
desirer
le
bien.
Voyla
ce
qui
nous
est
monstre
en
premier
lieu,
par
ce
passage.
Or
quand
David
parle
yci
de
l'avarice,
il
monstre
que
ce
sont
choses
incompatibles,
de
suyvre
la
Parole
de
Dieu,
et
d'estre
addonne
aux
biens
de
ce
monde.
Il
est
vray,
qu'il
met
yci
une
espece
pour
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