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SUR
LB
PSEAUME
CXIX.
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car
on
dira:
Voyla
un
homme
subtil:
voyla
un
homme
bien
sage,
quand
il
scaura
bien
frauder
ses
prochains,
et
forger
quelque
malice,
pour
s'adonner
a
toute
iniquite.
Telle
est
la
sagesse
de
ce
monde.
Mais
cependant
notons,
que
cecy
n'est
point
dit
sans
cause,
c'est
ascavoir,
que
toute
nostre
prudence
et
raison
consiste
en
ce
que
nous
cheminions
en
la
crainte
de
Dieu,
que
nous
nous
enquerions
de
sa
volonte,
voire
pour
nous
y
tenir.
En
second
lieu,
comme
David
a
desia
proteste,
que
les
hommes
ne
sont
point
capables
de
cognoistre
la
Loy
de
Dieu,
et
le
contenu
d'icelle,
sinon
qu'ils
ayent
receu
doctrine
d'en-haut,
c'est
a
dire
du
sainct
Esprit
:
aussi
il
adiouste,
qu'il
ne
peut
avoir
affection
bonne
de
s'y
adonner,
iusques
a
ce
que
son
coeur
soit
reforme.
La
Loy
de
Dieu
semblera
assez
vulgaire,
mesmes
nous
voyons
les
orgueilleux
de
ce
monde
qui
la
mesprisent
comme
une
chose
par
trop
commune:
mais
tant
y
a,
que
comme
David
a
declaire
par
cy
devant,
Dieu
nous
a
donne
en
sa
Loy
des
secrets
admirables,
qu'yci
il
ne
reitere
point
en
vain,
qu'il
faut
que
recevant
l'Esprit
du
ciel,
il
soit
conduit,
afin
de
suyvre
les
commandemens
de
Dieu.
Or
notamment
il
dit,
Que
ie
la
garde,
voire
gue
ie
la
garde
en
tout
mon
coeur.
Ceste
repetition
n'est
point
superflue,
quand
il
dit,
Que
ie
la
garde,
voire
que
ie
la
garde
en
tout
mon
coeur.
Car
voyla
qui
abuse
beaucoup
de
gens,
moyennant
qu'ils
ne
soyent
point
repris
des
hommes,
qu'ils
n'ayent
point
une
vie
si
dissolue
qu'on
les
monstre
au
doigt,
et
qu'ils
soyent
en
opprobre
et
ignominie:
les
voyla
des
petis
Anges.
Ils
se
font
accroire
qu'ils
sont
plus
que
iustes
devant
Dieu
:
ils
ne
se
sentent
coulpables
en
rien.
Pour
ceste
cause
donc,
David
ayant
parle
d'observer
la
Loy
de
Dieu,
monstre
que
ce
n'est
pas
une
chose
si
commune
comme
on
la
cuide.
Pourquoy?
Il
faut
(dit-il)
Pobserver
en
tout
son
coeur.
Quand
ii
veut
monstrer
quelle
est
la
bonne
observation
de
la
Loy,
et
telle
que
Dieu
la
demande,
ce
n'est
pas
seulement
qu'on
voye
et
pos
pieds
et
nos
mains
estre
bien
reglez
et
compassez,
qu'on
n'appercoive
point
d'iniquite
en
nous,
pour
laquelle
nous
soyons
condamnez
devant
les
hommes:
ce
n'est
pas
le
tout,
di-ie,
que
cela,
mais
il
faut
(dit
David)
que
nous
gardions
la
Loy
de
Dieu
en
tout
nostre
coeur.
Quand
il
n'y
auroit
sinon
quelque
affection,
ce
seroit
beaucoup,
et
cela
surmonteroit
toutes
les
facultez
des
hommes.
Mais
il
ne
faut
point
que
nous
ayons
un
coeur
double,
que
nous
ayons
quelque
desir
froid
et
maigre,
pour
dire,
Et
bien,
ie
voudroye
encores
que
Dieu
me
fist
ceste
grace
de
suyvre
ses
commandemens:
et
sur
cela,
que
nous
soyons
lasches,
et
paresseux
en
nousmesmes:
mais
il
faut
que
nous
ayons
une
vraye
droiture,
que
nous
y
allions
en
rondeur
et
integrite.
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