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bien
fidele,
qui
interpretent
ces
passaiges
de
l'Apostre,
d'une
aultre
renovation,
par
le
baptesme,
laquelle
l'Eglise
n'approuve
point,
en
tant
qu'en
icelle
n'y
en
a
qu'un.
Or
il
est
tout
evident,
que
la
forme
de
conversion
apres
la
cheute
est
telle,
comme
il
a
este
dict
par
cy
dessus,
au
propos
de
iustification,
qu'elle
consiste
en
mortification
et
vivification.
Mais
mortification,
selon
que
nous
la
prenons
en
cest
endroit,
ne
requiert
pas
seullement
contrition
et
desplaisance,
mais
aussi
confession,
et
satisfaction
castigatoire,
de
laquelle
sera
parle
cy
apres.
Car
la
penitence
apres
le
baptesme
est
descripte
de
l'Apostre
en
telle
sorte,
que
ceux
qui
ont
peche
ayent
douleur
et
tristesse
selon
Dieu:
engendrant
en
eulx
solicitude,
indignation,
satisfaction,
crainte,
desir
et
punition
(2
Cor.
7,
11).
Or
ceste
mortification
est
accomplie
en
nous,
non
point
tant
par
le
ministere
[fol
23]
de
la
loy
de
Moyse,
que
par
la
loy
et
vigueur
dj
l'Esprit
de
vie,
quand
icelle,
entee
en
nous
par
le
baptesme,
et
puis
de
rechef
accablee
par
peche,
est
en
nous
ressuscitee,
par
la
parolle
de
l'Evangile,
laquelle
s'escrye
en
noz
coeurs:
Souvienne
toy
d'ont
tu
es
tombe
et
fay
penitence,
et
fay
les
oeuvres
premieres,
aultrement
ie
vien
sur
toy
incontinent
(Apoc.
2,
5).
Item:
O
Galates
insensez,
qui
vous
a
ensorcele,
que
vous
n'obeyssez
a
verite?
devant
les
yeux
desquelz
Iesus
a
este
par
cy
devant
descript,
et
entre
vous
crucifie
(Gal.
3,
1
ss.)?
Et
en
un
aultre
lieu
(Ebr.
10,
28):
Celuy
qui
transgressoit
la
loy
de
Moyse,
pour
deux
ou
trois
tesmoingz
il
mouroit,
sans
aucune
grace.
Combien
pax
plus
forte
raison
pensee
,vous
que
celuy
merite
plus
griefz
tourmentz,
qui
aura
foule
lo
filz
de
Dieu?
Ceste
voix
revoque
et
reduit
nostre
esprit
preoccupe
par
peche
a
desplaisance
et
gemissemens
inenarrables,
lesquelz
sortent
et
s'avancent
iusques
a
confession:
et
engendrent
solicitude,
indignation,
satisfaction,
crainte,
desir,
et
punition
sur
nous.
Desquelles
esmotions
d'esprit
est
parle
au
Prophete
David
:
Le
sacrifice
(dit-il)
plaisant
a
Dieu,
est
l'esprit
aiflige:
mon
Dieu,
tu
ne
mespriseras
point
un
coeur
contrit
et
humilie
(Ps.
51,
19).
A
ceste
crainte
la
foy
donne
secours,
qui
regarde
en
Christ:
lequel
nous
avons
pour
advocat
iuste
envers
le
Pere,
et
qui
est
l'appointement
pour
noz
pechez,
et
non
pour
les
nostres
seulement,
mais
pour
ceux
de
tout
le
monde
(1
Iean
2,
1).
Parquoy
il
peult
sauver
a
tousioursmais,
ceux
qui
par
luy
seul
s'approcheront
de
Dieu,
tousiours
vivant
pour
prier
pour
nous,
ayant
sacrificature
eternelle,
entant
qu'il
demeure
eternellement.
Par
ceste
foy
nous
recevons
de
rechef
innovation
d'esprit,
et
vivification
e&b
conioincte
avec
mortification.
Car
David
prie
ainsi
(Ps.
51,
5
ss.):
Pour-
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