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CINQUIEME
SERMON
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afin
que
nous
cognoissions
que
c'est
de
luy
:
encore
faut-il
qu'il
imprime
en
nos
coeurs
un
desir
d'y
adherer,
ou
sans
cela
nous
y
serons
du
tout
contraires,
comme
nous
sommes
de
nature.
Ainsi
donc,
combien
que
ce
ne
soit
point
chose
superflue
de
lire
et
d'ouyr,
toutesfois
cela
ne
profite
rien,
si
nous
ne
sommes
enseignez
par
le
sainct
Esprit:
voire
tant
pour
discerner
entre
le
bien
et
le
mal,
comme
pour
avoir
une
bonne
affection
et
droitte
de
cheminer
selon
que
Dieu
commande.
Et
cela
nous
est
assez
conferme
en
la
personne
de
David:
car
(comme
nous
avons
declare
par
cydevant)
c'estoit
un
Prophete
excellent.
Il
n'avoit
point
seulement
instruction
suffisante
pour
soy,
mais
Dieu
l'avoit
ordonne
pour
gouverner
les
autres
:
c'estoit'
le
docteur
de
toute
l'Eglise.
Tant
y
a
neantmoins,
qu'il
confesse
qu'il
est
un
povre
ignorant,
et
aveugle
du
tout,
sinon
que
Dieu
l'adresse
par
son
sainct
Esprit.
Voire
et
nous
monstre
qu'il
a
eu
besoin
de
ces
deux
parties
de
la
grace
de
Dieu,
que
nous
avons
touchees:
c'est
ascavoir,
d'estre
enseigne
a
cognoistre
ce
qui
est
bon,
et
puis,
que
son
courage
fust
forme
a
s'y
tenir.
Ceste
circonstance
aussi
bien
est
a
noter:
c'est,
que
David
faisant
les
requestes
qui
sont
yci
contenues,
n'estoit
pas
novice:
Dieu
l'avoit
desia
enseigne
par
son
sainct
Esprit.
Qui
plus
est,
il
declare
qu'il
desiroit
desia
de
suyvre
Dieu,
et
obeir
a
ses
commandemens.
Pourquoy
donc
est-ce
qu'il
prie
derechef,
sinon
qu'il
sentoit
encore
beaucoup
d'infirmite
de
reste
en
luy,
et
qu'il
n'estoit
qu'au
milieu
du
chemin?
Cognoissons
donc,
que
ceux-mesmes
qui
sont
illuminez
par
l'Esprit
de
Dieu
et
ont
quelque
bonne
affection,
ne
doyvent
pas
se
contenter
de
cela,
comme
s'ils
estoyent
desia
venus
a
une
perfection
entiere:
mais
plustost
qu'ils
cognoissent
leur
foiblesse,
qu'ils
ne
sont
point
encore
tant
advancez,
qu'il
ne
salle
que
Dieu
les
face
perseverer,
et
qu'il
les
conferme
de
plus
en
plus.
Voyla
ce
que
nous
avons
encore
a
observer
en
l'exemple
de
David.
Or
suyvons
les
mots
desquels
il
use,
afin
que
la
somme
de
ceste
doctrine
soit
mieux
imprimee
en
nostre
memoire:
JEnseigne-moy,
Seigneur,
en
la
voye
de
tes
statuts,
et
que
ie
les
garde
{usqu'en
la
fin.
Yci
David
declare,
que
desia
il
avoit
bien
commence
de
servir
a
Dieu,
mais
il
sentoit
bien
que
les
hommes
estoyent
si
fragiles,
'
qu'ils
ne
peuvent
parvenir
iusques
au
but,
sinon
que
Dieu
les
fortifie:
parquoy
il
a
son
recours
a
ceste
vertu
d'en
haut,
par
laquelle
Dieu
remedie
aux
vices
des
siens,
laquelle
il
cognoit
bien
n'estre
pas
en
sa
nature.
Nous
voyons
donc,
quand
Dieu
nous
aura
tendu
la
main,
que
desia
nous
aurons
este
docteurs
de
nos
prochains,
si
ne
faut
il
point
presumer
de
nostre
vertu,
que
tousiours
nous
ne
soyons
sur
nos
gardes
:
que
nous
ne
demandions
a
Dieu
en
toute
humilite
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