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sainct
Aguathe,
ou
de
quelque
autre
sainct,
comme
a
Dieu.
Or
cela
n'est
que
profaner
avec
bestise
le
sainct
nom
de
Dieu.
Et
pourtant,
i'ay
dit
que
c'est
le
principal
que
nous
devons
avoir
en
priant
Dieu
que
de
luy
mettre
en
avant
ses
promesses:
Seigneur,
il
est
vray
que
nous
meritons
bien
d'estre
reiettez
de
toy,
mais
puis
que
tu
nous
y
convies,
et
que
tu
nous
y
appelles,
en
reculerons-nous?
Ne
faut-il
pas
que
nous
te
facions
cest
honneur
d'adiouster
foy
a,
ta
Parole,
et
la
tenir
certaine?
Puis
qu'ainsi
est
donc,
que
nous
avons
tes
promesses,
nous
pouvons
hardiment
nous
y
fier,
veu
qu'elles
sont
veritables,
et
que
nous
ne
pouvons
estre
frustrez,
nous
appuyans
sur
icelles.
Voyla
ce
que
David
nous
a
voulu
monstrer
en
ce
verset.
Or
il
adiouste,
Oste
la
voye
de
mensonge
de
moy,
et
donne
moy
ta
Loy.
Yci
il
recognoit,
combien
qu'il
fust
desia
exerce
en
la
doctrine
de
Dieu
et
en
sa
cognoissance,
dombien
qu'il
fust
Prophete
pour
enseigner
les
autres,
neantmoins,
qu'encores
estoit-il
suiet
a
beaucoup
de
mauvaises
affections
qui
le
pouvoyent
desbaucher
tous
les
coups
du
droit
chemin,
sinon
que
Dieu
luy
eust
tenu
la
main
forte.
Et
c'est
un
passage
que
nous
devons
bien
noter
que
cestuy-cy:
car
nous
voyons
comme
les
hommes
s'amusent.
Quand
quelqu'un
aura
quelque
bon
commencement,
ii
luy
semble
qu'il
est
au
dessus
de
ses
affaires:
il
ne
nous
souvient
plus
de
prier
Dieu
quand
il
nous
a
fait
ceste
grace
de
se
servir
de
nous:
si
nous
avons
fait
quelque
acte,
nous
levons
les
ailes,
et
nous
mirons
en
nos
vertus.
Bref,
il
nous
semble
que
le
diable
ne
peut
plus
rien
gagner
sur
nous.
Ceste
folle
outrecuidance
est
cause
que
Dieu
nous
laisse
esgarer,
que
nous
faisons
de
lourdes
cheutes,
voire
iusqu'a
nous
rompre
et
bras
et
iambes:
ouy
bien
en
danger
de
nous
rompre
le
col,
ie
ne
dy
point
selon
le
corps,
mais
selon
l'ame.
Regardons
mesme
David:
car
c'est
luy
qui
en
a
fait
l'experience.
Il
luy
est
advenu
de
s'esgarer
bien
vileinement
et
laschement,
quand
il
a
pris
Beth-sabe,
la
femme
de
son
suiet
Urie,
qu'il
a
paillarde
avec
elle,
qu'il
a
este
cause
d'un
meurtre
si
execrable,
voire
de
plusieurs
:
qu'il
n'a
pas
tenu
a
luy
que
l'armee
de
Dieu
ne
fust
desconfite,
et
tout
le
peuple
dIsrael.
Voyla
donc
une
trop
grande
nonchalance
qui
a
este
en
David:
et
voyla
pourquoy
il
dit,
Helas!
Seigneur,
conduy-moy
tellement
que
ie
soye
recule
de
la
voye
de
mensonge.
Tant
y
a
en
somme,
que
David
(combien
qu'il
eust
profite
tant
et
plus
en
la
Loy
et
doctrine
de
Dieu)
cognoit
bien
qu'il
est
suiet
a
estre
transporte
et
abuse
:
que
le
diable
le
pourroit
tromper
et
decevoir
en
beaucoup
de
sortes:
qu'il
pourroit
estre
seduit
par
beaucoup
de
tentations:
qu'il
pourroit
estre
alleiche
par
les
cupiditez
de
sa
chair:
que
tous
les
coups
il
pourroit
tomber,
n'es-
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