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SDR
LE
PSEAUME
CXIX.
526
nous
sommes
trop
rudes
et
grossiers
pour
parvenir
a
une
telle
sagesse,
sinon
d'autant
que
Dieu
nous
y
conduit.
Voyla
comme
et
disciples
et
maistres,
et
ceux
qui
escoutent,
et
ceux
qui
parlent,
doyvent
apporter
une
reverence,
quand
il
est
question
de
traitter
de
la
Parole
de
Dieu.
Or
il
adiouste
quant
et
quant,
Mon
ame
s'est
esvanouye
d?angoisse,
conferme
moy
selon
ta
Parole.
Yci
David
exprime
plus
clairement
ce
que
nous
avons
desia
touche:
c'est
ascavoir,
que
le
com-,
ble
de
la
ioye
des
fideles
est
en
ce
que
Dieu
leur
est
propice,
et
que
le
cognoissans
tel,
ils
soyent
confermez
en
ea
grace,
ne
doutans
point
de
sa
bonne
volonte.
Qu'ainsi
soit,
David
dit
en
premier
lieu,
Mon
ame
s'est
escoulee
d'angoisse,
comme
s'il
disoit,
que
toute
sa
vertu
luy
est
defaillie.
Car
ceste
similitude-cy
est
aussi
bien
en
d'autres
passages
de
l'Escriture,
Nous
sommes
decoulez
comme
eau.
Ainsi
donc
voyci
David
qui
est
comme
un
homme
desespere,
tellement
abbatu,
qu'il
ne
luy
reste
plus
ne
vigueur,
ne
rien
qui
soit,
sur
cela
il
demande
a
Dieu
d'estre
conferme.
Or
notons
bien
qu'il
ne
parle
point
yci
d'une
foiblesse
de
son
corps,
pour
dire,
qu'il
fust
abbatu
de
maladie,
et
que
son
ame
cependant
fust
robuste
:
mais
il
dit,
qu'il
est
escoule
d'angoisse,
comme
s'il
disoit,
qu'entierement
il
est
defailly.
Sur
cela
il
demande
d'estre
conferme,
voire
selon
la
Parole
de
Dieu.
Yci
donc
nous
voyons,
que
quand
Dieu
nous
amortira,
nous
serons
comme
esperdus:
et
que
non
seulement
toutes
les
forces
de
la
vie
presente
seront
aneanties
en
nous
:
mais
qu'en
nos
ames
aussi
et
en
nos
esprits
nous
serons
comme
defaillans,
que
c'est
alors
que
nous
le
pouvons
plus
hardiment
invoquer
a
l'exemple
de
David.
Ne
craignons
point
donc
d'estre
destituez
de
Dieu,
plustost
apprenons
de
le
requerir
qu'il
nous
conferme,
car
David
nous
en
monstre
le
chemin,
et
n'y
est
point
alle
de
son
propre
mouvement,
c'est
l'Esprit
de
Dieu
qui
Ta
pousse
a
cela.
Parquoy,
ayans
un
si
bon
conducteur,
ne
craignons
point
d'estre
frustrez
de
nos
demandes,
quand
nous
suyvrons
la
doctrine
qui
est
yci
contenue.
Or
il
retourne
a,
ce
premier
argument
que
nous
avons
touche:
c'est
ascavoir,
selon
la
Parole
de
Dieu.
En
quoy
nous
voyons,
que
toute
l'asseurance
et
certitude
que
nous
devons
avoir
en
priant
Dieu,
c'est
de
regarder
a
ce
qu'il
nous
a
promis
:
car
ceux
qui
se
fieront
en
eux-mesmes,
qui
penseront
avoir
de
quoy
estre
exaucez
de
Dieu,
il
est
certain
que
iamais
n'ouvriront
la
bouche
pour
requerir
Dieu:
ou
s'ils
le
font,
il
n'y
aura
qu'hypocrisie.
Comme
en
la
Papaute,
ou
on
n'est
point
enseigne
des
promesses
de
Dieu.
Il
est
vray
qu'on
barbottera
beaucoup,
qu'on
dira
des
Patres,
et
meslera-on
des
Ave
Maria
parmy,
et
mesme
on
adressera
aussi
bien
son
Pater
au
marmoset
de
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