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Si
David
a
fait
ceste
requeste
(comme
desia
nous
avons
traitte
auparavant)
ie
vous
prie,
que
devonsnous
faire?
Ainsi
donc,
confessons
nostre
ignorance,
et
demandons
a
Dieu,
qu'il
luy
plaise
de
nous
enseigner.
Voyla
comme
il
nous
faut
estre
disciples,
devant
qu'usurper
maistrise:
devant
que
nous
ingerer
de
parler
aux
autres,
que
nous
ayons
escoute
Dieu
parler,
et
que
nous
soyons
fondez
en
sa
Parole:
que
nous
puissions
protester,
comme
sainct
Pierre
nous
dit,
que
c'est
la
Parole
de
Dieu
qui
sort
de
nostre
bouche.
Quiconque
parle,
dit-il,
que
ce
soit
Parole
de
Dieu:
car
ce
n'est
pas
raison
qu'un
homme
mortel
s'advance,
qu'il
mette
en
avant
ses
songes
et
resveries.
Combien
que
ce
sacrilege
soit
par
trop
commun
au
monde,
si
nous
en
faut-il
bien
garder:
mais
que
nous
facions
tous
silence,
et
que
grans
et
petis,
et
rudes
et
sages,
et
idiots
et
clercs,
que
tous
escoutent
Dieu:
qu'ils
souffrent
d'estre
enseignez
de
luy:
et
puis,
que
selon
qu'un
chacun
aura
receu
de
graces,
qu'il
en
communique
a
ses
prochains.
Que
quand
un
homme
sera
enseigne
en
la
Parole
de
Dieu
mieux
que
les
autres,
qu'il
s'efforce
d'autant
plus
d'exhorter
ceux
qui
en
ont
besoin:
de
reprendre
et
redarguer
les
defaillans,
et
d'enseigner
les
ignorans.
Car
nostre
Seigneur
ne
nous
eslargit
point
ses
graces,
afin
que
nous
les
tenions
la
comme
en
un
coffre:
mais
qu'elles
soyent
communes,
que
nous
les
facions
servir
et
valoir
selon
que
l'opportunite
nous
en
est
donnee,
et
aussi
selon
que
ceux
ausquels
nous-nous
adressons,
souffriront
d'estre
enseignez.
Et
au
reste,
quand
David
dit,
Qu'il
parlera
des
merveilles
de
Dieu,
notons
qu'il
n'a
point
iase
ne
cause
par
ambition,
ne
par
une
folle
vanterie,
comme
font
beaucoup,
qui
seront
bien
aises
qu'on
les
escoute
quand
ils
babilleront
a
la
volee,
de
la
Parole
de
Dieu.
Mais
quoy?
c'est
sans
reverence
qu'ils
la
profanent.
On
voit
les
plus
ignorans
qui
seront
les
plus
hardis,
selon
le
proverbe,
Qu'un
fol
ne
doute
de
rien.
Quand
on
leur
voudra
remonstrer,
o!
alors
la
Parole
de
Dieu
ne
leur
sera
plus
rien:
car
ils
auront
tousiours
quelque
replique
toute
preste
en
leur
manche.
Il
y
en
a
donc
qui
feront
des
grans
clercs,
qui
monstrent
bien
neantmoins
qu'ils
ne
cognoissent
pas
quelle
sainctete
et
quelle
maieste
il
y
a
en
la
Parole
de
Dieu.
Mais
au
contraire,
David
nous
monstre,
que
si
nous
voulons
enseigner
nos
prochains,
il
faut
que
nous
cognoissions
que
toute
la
doctrine
de
Dieu
est
pleine
de
secrets
admirables:
que
c'est
une
sagesse
si
haute,
qu'il
ne
faut
point
que
nous
presumions
de
la
traitter
sinon
avec
toute
modestie
et
sobriete.
Apprenons
donc
que
pour
estre
bons
docteurs,
il
y
faut
proceder
avec
humilite
et
crainte,
scachans
que
le
moindre
sentence
de
l'Escriture
surmonte
nostre
sens,
et
que
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